Les chemins de Saint-Jacques


Sur les chemins de St-Jacques-de-Compostelle.
                      

Aperçu de l’Art Roman sur les chemins de St-Jacques-de-Compostelle.

Jalonnées de sanctuaires, les principales voies d’accès à St-Jacques-de-Compostelle traversent le grand Sud-Ouest.

 

Eglise Saint-Jacques d’Aubeterre-sur-Dronne (Charente)

Les chemins de Saint-Jacques
De la collégiale Saint Jacques, consacrée en 1171, édifiée pour répondre à l’afflux de pèlerins en route
vers Compostelle, ne subsiste que sa façade richement sculptée.
Sa façade tripartite de type Saintongeais va faire se rencontrer les multiples influences venues
d’orient et d’occident qui font de l’art roman un art de synthèse.
Mais aussi, influence romaine de l’art de bâtir en pierre.
Influence mozarabe venue d’Espagne et exprimée dans le portail polylobé de l’entrée.
Influence carolingienne inspirée des enluminures, de l’orfèvrerie.
Influence celte, wisigothe et scandinave riche de décors abstraits.
Influence byzantine rapportée des croisades.

Les sculptures des chapiteaux , la symétrie de la composition, la douceur des arcatures et les
multiples symboles illustrant la cosmogonie de pierre qu’elle exprime offrent au regard du pèlerin
et du croyant du XII° siècle une vision de la beauté du monde créé par Dieu..
L’homme médiéval, le plus souvent illettré, va lire dans les images et les sculptures polychromes
qui sont sa bible, le message spirituel qui mène à son salut.

Le zodiaque, les végétaux, les chimères, griffons, basilics et visages humains affrontés et mêlés,
déroulent une alternance de figures symboliques qui nourrissent l’imaginaire, qui interrogent, qui effraient, qui enseignent.

Bien que tronquée, mutilée ; sur 18m de long ; depuis plus de 8 siècles, la page de garde
de ce livre de pierre fait se rencontrer le visible et l’invisible sur le chemin de la foi chrétienne
et nous enrichit la mémoire d’une splendeur sacrée offerte à tous..
Eglise St-Martial de Chalais (Charente)

De l’édifice du XIIe siècle il ne reste plus que la façade, classée Monument historique en février 1902.
Cette façade constitue encore aujourd’hui le meilleur témoin de ce qu’était alors l’édifice.
Elle est constituée d’un portail central et de deux baies aveugles, chacun des éléments
est couvert de riches archivoltes, caractéristiques du roman saintongeais.

Les voussures sont recouvertes de décors géométriques, floraux (épis de blé) et d’un
bestiaire réel et mythologique. La voussure qui enrobe le tympan de la porte est formée
d’arcs outrepassés de type mauresques.

Le portail en calcaire, faisant face à l’Ouest, a subi de lourdes dégradations dues à l’érosion
et nombre d’éléments sculptés sont aujourd’hui difficilement identifiables. On devine ainsi
aux écoinçons la présence de personnages placés sur des pierres en encorbellement.

Église Monolithe Saint-Jean-Baptiste d’Aubeterre-sur-Dronne

L’Eglise creusée dans la roche   
                                      
  
Avec sa voûte de 20 mètres, c’est la plus haute église monolithe de France.
Elle a été creusée de l’intérieur même du rocher, et a donc été réalisée par
 « évidement » d’une seule masse de pierre.                                                                          
Les dimensions sont exceptionnelles : 27 mètres de longueur, 16 mètres de largeur,
et ses voûtes surtout, taillées en plein cintre et atteignant près de 20 mètres de hauteur
sont absolument uniques pour une église de ce type.
Elle se compose d’une abside, d’une nef et d’un bas-côté séparé de la nef par deux colonnes,
octogonales à leur base et carrées à leur partie haute.
Une galerie, sorte de triforium, reliée à la nef par un escalier taillé dans le roc,
a été creusée sur trois côtés de l’église à quinze mètres de haut.
Au milieu de l’abside, s’élève un monument hexagonal de près de 6 mètres de haut et de 3 mètres
de diamètre du plus pur style roman et se composant de deux étages. Le premier, le plus élevé,
est flanqué à chaque angle de deux colonnettes avec leurs chapiteaux supportant les archivoltes
en plein cintre. Le second est constitué d’arcades ajourées en forme de lanterne. Ce monument est
donné comme une interprétation de l’édifice constantinien du tombeau de Joseph d’Arimathie sous
la coupole de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem… Il fait complètement corps par sa base avec le rocher.

Il s’est prêté à plusieurs interprétations: mausolée ou reliquaire? Il est certain qu’il a recueilli
des dépouilles, probablement de seigneurs d’Aubeterre. Quatre cercueils dont deux d’enfants
en ont été extraits en 1848. Cependant, on aurait actuellement plutôt tendance à pencher vers
l’idée qu’à l’origine, il aurait servi de reliquaire, bien qu’aucune preuve formelle ne puisse être avancée.

 

 

 

Au centre de la nef, une piscine baptismale, taillé dans le rocher comporte en son fond une
croix grecque. Cette cuve baptismale fut probablement creusée entre le iv’ et le ix’ siècle,
c’est-à-dire bien avant que l’église elle-même soit terminée.

 

 

 

 Tout le sol de la nef n’était qu’une succession de sarcophages dont les plus proches de la piscine
baptismale sont encore visibles. La nef de Saint-Jean servit en effet longtemps et à plusieurs reprises
de cimetière, jusqu’en 1865. Des tombereaux de terre étaient amenés et les morts y furent enterrés
par « couches successives ». Une fois cette terre déblayée et les ossements mis dans un ossuaire,
les sarcophages furent emplis de sable et recouverts d’une dalle de béton qui les protège et qui permet
de déambuler maintenant dans l’église elle-même.
Enfin, côté ouest, et séparée de la grande nef par une porte taillée dans le roc, se trouve une Nécropole,
véritablement hallucinante, que l’on peut admirer depuis une sorte de balcon de bois. De dimensions différentes,
probablement taillés à la mesure de chaque défunt et creusés dans un ordre presque chaotique, 80 sarcophages sont là,
sous nos yeux, sculptés dans le rocher par la main de l’homme, puis par les ans. Presque tous présentent la particularité
d’avoir des épaulements. Ils sont les témoins émouvants d’une époque qu’il est bien difficile de préciser, mais qui pourrait
peut-être remonter avant le christianisme. Avant que cette Nécropole soit découverte en 1958, le niveau du sol était
celui du seuil de la porte qui met ce souterrain de plus de 30 mètres de long en communication avec l’extérieur.
Ici aussi, les morts furent enterrés les uns au-dessus des autres. Chaque fois qu’une «couche» était terminée,
de la terre était amenée afin de permettre l’ensevelissement de nouveaux corps.
Eglise Saint-Pierre de Petit-Palais. (Gironde)
A une dizaine de kilomètres au nord de Saint-Emilion, on peut découvrir
l’église de Petit-Palais du XIIe siècle.

Façade de l’église de Petit-Palais (fin du XII° s.) C’est la partie la mieux conservée du
bâtiment qui a beaucoup souffert des guerres de religion et des restaurateurs du XIX° siècle.
La façade est divisée en trois parties par quatre faisceaux de hautes colonnes.

 

Au rez-de-chaussée, le portail s’ouvre sous de profondes archivoltes, il est flanqué de deux fausses portes.
Détail du portail
Au premier étage une arcature de cinq pièces, l’arcade centrale se creusant en baie, est couronnée
par le pignon qu’une autre arcature de quatre éléments décore. Un ensemble aussi franchement
structuré semble annoncer une nef flanquée de collatéraux, en fait il précède une nef unique, le mur
du pignon déborde largement de part et d’autre des murs gouttereaux, nous touchons ici à l’artifice.

La façade n’est plus qu’un hors-d’œuvre, admirable, sans lien organique avec l’église qui lui fait suite.

 

Le jeu des ciselures, des arcs polylobés, des moulures, des corniches renforce ces effets
en créant des zones d’ombre plus soutenues exemptes de brutalité.
Le décor de la façade de Saint-Pierre de Petit-Palais puise ses sources dans les modèles de la Saintonge
et de l’Angoumois. La profusion de la façade contraste avec le reste de l’édifice, peu décoré, qui fut fortifié
au XVIème siècle et qui a eut à subir,  l’effondrement d’une partie de sa nef. 
 Du fait de sa façade occidentale riche, elle attira rapidement les chercheurs du XIXème siècle,
ce qui conduit à son classement au titre de Monument Historiques dès 1846.
Eglise Romane de Montpeyroux (Dordogne)
                                                                              

Eglise Romane du 12ème siècle « Saint-Pierre-ès-Liens » de Montpeyroux. Peu après l’an mille,
sa  construction fut confiée aux constructeurs de la Saintonge de l’école de Poitiers.
Les travaux furent menés en plusieurs tranches et sur plusieurs années.

 

 

 

 

 Eglise Romane de Saint-Denis-de-Pile (Gironde)

 

                                                             
Cette église romane doit son origine a Amélius, édifiée au milieu du XIe siècle, en forme de croix grecque.
En 1587  l’église fut fortement endommagée par les protestants. Elle n’aurait été reconstruite qu’en 1740.
C’est un très bel édifice situé sur la rive gauche de l’Isle.

 

 

 

 

Abbatiale romane de Guîtres(Gironde)

 

                                                           
L’Abbatiale « Notre Dame de Guîtres » de style roman, aurait été construite entre 1060 et 1070
sur les ruines d’une ancienne église détruite par le feu des Normands (879-892), à l’époque des bâtisseurs du XIe siécle.
                                                          
La terre de Saintonge est très riche en pèlerins et beaucoup se sont fait enterrer dans cette abbatiale.

 

                                                         

Sur la façade du portail Nord, on peut y admirer une très grande richesse de sculptures de pur style roman.

 

 

 

 

Eglise Saint-Vincent de Pessac-sur-Dordogne (Gironde)

                                                          

Les parties les plus anciennes de l’édifice sont de l’époque romane.
La façade occidentale est la mieux conservée avec son portail roman composé
de cinq voussures. Au dessus, le clocher-arcade.

 

 

Le clocher-arcade construit en briques, possède une couronnement étrange;
au dessus de deux baies en plein cintre abritant les cloches, se trouvent trois clochetons
terminés en pseudo-coupoles soutenues par des colonnettes d’inspiration byzantine.

 

Au XVIème siècle, l’ensemble de l’édifice est restauré; la nef est couverte de voûtes d’ogives
qui retombent sur des calots, portant parfois de petits personnages.

Cette Eglise dédiée à Saint-Vincent est batie sur un site ancien, avec des moellons en petit appareil gallo-romain.
Dans le cimetière, plusieurs sarcophages mérovingiens ont été trouvés.

Très bel édifice qui attire le regard, même quand on est pressé…

 

 

 

 

COLLONGES-LA-ROUGE (Corrèze)


Eglise romane du XI & XII ème siècle, batie en grès pourpre, a été fortifiée au cours des  guerres de Religion du XVIème siècle.

 

                                                             
Le portail avec son trumeau divisé en deux colonnes et avec deux arcades trilobées d’inspiration mauresque.
Le tympan représente « l’Ascension ». Il a été démantelé par les catholiques pour le protéger des protestants, puis reconstitué qu’en 1923

 

 

 

 

 

Abbaye Cistercienne d’Echourgnat (Dordogne)

(Qui n’a rien à voir avec l’Art Roman, mais qui présente un certain intérêt par l’activité des Soeurs Cisterciennes)

La « Trappe » de Bonne Espérance à ECHOURGNAT, congrégation religieuse, avec l’Abbaye Cistercienne Notre Dame de l’Espérance.
Le fromage a d’abord été élaboré par les moines de l’abbaye de la Trappe, mais l’exploitation fut interrompue en 1910,
lorsqu’ils quittèrent l’abbaye.

Treize ans plus tard, en 1923, l’abbaye fut reprise par des sœurs cisterciennes sous le nom d’Abbaye de Notre-Dame de Bonne Espérance.
Les moniales ont alors repris à leur compte l’élaboration de ce fromage.

En 1999, l’Abbaye d’Échourgnac a créé une nouvelle spécialité, le Trappe Échourgnac affiné à la liqueur de noix en
utilisant notamment de la liqueur de noix fabriquée par la Distillerie du Périgord

En 2003, ne pouvant plus satisfaire à la demande de plus en plus forte de leur clientèle, les sœurs ont proposé
aux moines de l’Abbaye Notre-Dame de Timadeuc (Morbihan) de partager avec eux cette recette. Il porte là le nom de Timanoix.



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