Tour des Annapurnas (octobre 2011) – Trek du Manaslu (octobre 2013)


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TREK DU MANASLU-HIMALAYA-NEPAL (29 octobre – 14 novembre 2013 )

 

TREK AUTOUR DES ANNAPURNAS-HIMALAYA-NEPAL

(du 06 au 23 Octobre 2011)

 

Le trek que j’ai effectué du 6 au 23 octobre 2011 en compagnie de 8 coéquipiers, c’est déroulé avec un guide,  un assistant et 5 porteurs. Un porteur transporte les bagages de 2 trekkeurs, 25 kg de poids total. Quand à notre sac de la journée, environ 5-6 kg.

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Au  petit matin du 6 octobre, c’est à l’aurore que l’aventure a commencé. Nous nous sommes retrouvés à la station de bus de Kathmandu ou nous avons embarqué pour environ 7h30 de trajet jusqu’à Bulbule. Rude journée pour les reins, sur une route mal entretenue, parfois défoncée avec une circulation déroutante. Ici, la priorité est réservée au véhicule le plus gros, comme dans l’ensemble du Sud-Est Asiatique. Les piétons et les deux roues ont, comme seul salut, le fossé pour rester vivant. Heureusement nous avons pu apprécier la beauté des paysages. Rivières, cascades, villages, rizières, forêts et premiers sommets à l’horizon. C’est aussi au cours du trajet que nous avons fait connaissance les uns les autres.
Notre équipe était composée uniquement de français. Cyrille le benjamin, Olivier, Antony et sa compagne Nadine, Jean-Pierre, Patrick, Michel, Jean et moi le senior… Dès les premières heures, une franche camaraderie s’est installée au sein du groupe

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En route pour le camp de Base à BULBULE                                                                       Enfin près pour le périple

7 octobre : Départ à 8h de Bulbule situé à 750m pour Bahundanda à 1200m, soit un dénivelé à la montée pour la journée de 550m. Arrivée à 12h après avoir longé la plupart du temps la rivière Marsyangdi, au pied de hautes collines recouvertes de rizières, de forêts et autres cultures. Premières vues sur le Himchuli 7000m et le Manaslu 8163m, recouverts de neiges éternelles. Aucune difficulté pour cette première journée. Beau temps avec un soleil éclatant. Logement au lodge perché sur un petit sommet d’où de superbes vues sur les montagnes encore verdoyantes.(durée du trek 4 h 00)

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 Himchuli 7 000 m                                                                                                                       Manaslu 8 163 m

8 octobre : Réveil à 6h. On quitte Bahundanda, situé à 1200m à 7h30 pour Chiamje, situé à 1450 m. Soit un petit dénivelé de 150m à la montée. Malgré ce petit dénivelé, très longue montée fatigante, pour redescendre dans la vallée  de la rivière Marsyangdi, que nous avons traversée sur un pont suspendu local pour piétons et mulets. C’est notre premier pont, avec  cette impression bizarre d’instabilité. Nous avons suivi cette rivière pour remonter jusqu’à notre premier village tibétain où nous avons déjeuné vers midi. Pose d’une petite heure. Poursuite du trek jusqu’à Chiamje où nous sommes arrivés vers 14h30. Ce parcours s’est déroulé entre de très hautes falaises avec de nombreuses cascades et torrents. De magnifiques petits villages de réfugiés tibétains ont été traversés. A l’arrivée, comme pour tous les jours du trek, installation au lodge, lessive, repos et dégustation d’un bon thé local.(durée du trek 06 h 00).

 

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9 octobre : Réveil à 6h. Départ de Chiamje (1450m) à 7h30, pour Danaqyu situé à 2150m, soit un dénivelé à la montée de 700m. Marche entre des falaises encaissées le long de la rivière de la veille, la Marsyangdi, que nous avons traversée plusieurs fois sur de nombreux ponts suspendus. Très nombreux dénivelés, raides, accidentés et assez dangereux, car glissants et étroits en bordure de falaises. Sensations étranges sur les premières difficultés. A midi repas avec un plat unique de nouilles et légumes mi-cuits. Nouveau départ vers 13h pour encore 2h de trek. Nous avons quitté peu à peu la végétation luxuriante du climat chaud et humide de moyenne altitude pour des paysages alpins. Aujourd’hui aussi, traversée de nombreux villages tibétains et népalais. Enfin, bonne « guest-house » au creux d’une vallée. Repos jusqu’au repas du soir vers 19h et coucher vers 20h30.(durée du trek 06 h 30 )

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10 octobre : Départ de Danaqyu, 2150m pour Chame situé à 2650m, toujours à la même heure, avec un dénivelé à la montée pour la journée de 500m. Après 4h30 de marche entre falaises et  rivières nous sommes arrivés au refuge. Au départ, longue et pénible montée. C’est la première fois que ce départ est aussi rude pour moi. Ensuite, divers dénivelés tant à la montée qu’à la descente, en majeure partie dans un paysage de forêts de résineux alpins. Nous avons traversé quelques petits villages, au creux de la vallée et au pied de l’Annapurna II, 7960m et du Mont Lamjung, 6932m. Sublime panorama aux cimes enneigées. Le vent froid a fait son apparition dès les 2500m. Encore un repos bien apprécié au refuge, où le confort devient de plus en plus spartiate, mais c’était prévu.(durée 04 h 30).

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11 octobre : Départ à 7h30 de Chame à 2650m, pour Pisang à 3200m avec un dénivelé à la montée de 550m, pour une durée de 5h30. Toujours des paysages alpins magnifiques jusqu’à mi-parcours, ensuite après de fortes montées, nous arrivons sur un plateau où la vallée s’élargit, offrant de très belles vues sur des versants dénués de végétation et impressionnants par la hauteur de certains sommets. Nous sommes arrivés vers 13h au village de Pisang qui  comporte une partie tibétaine à flanc de montagne, protégée par un stupa et de très nombreux drapeaux de prière. Il est dominé par le mont Pisang, 6000m, l’Annapurna II qui cache l’Annapurna IV, 7400m et au Nord-Ouest par le Chulu, 6059m.(durée 05 h 30 )

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12 octobre : Départ à 6h30 de Pisang, 3200m pour arriver à 15h30 à Manang, 3500m. Durée totale, 8h de marche. Dès le départ de ce parcours, nous sommes montés en 1h30, après une très longue et pénible montée, dans un village tibétain à 3700m, soit un dénivelé total à la montée de 500m. Les efforts ont été récompensés par un superbe village et des vues magnifiques. Durant cette journée, nous avons longé d’impressionnantes falaises avec des vues sur les Annapurnas II et III et une petite partie du IV. Après le déjeuner, longue descente vers Manang dans des paysages étrangement similaires à ceux de la Cappadoce en Turquie, provoqués par de formidables érosions. L’arrivée à Manang était particulièrement attendue pour effacer une réelle fatigue.(durée du trek 08h00)

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13 octobre : Journée de repos à Manang, enfin pas tout à fait, car notre guide a tenu à nous faire monter en altitude, pour favoriser et entretenir l’acclimatation, et éviter un éventuel mal des montagnes. A 10h30, la montée à 3900m environ m’a permis de visiter un stupa perché et perdu sur une falaise escarpée, mais avec des points de vues sublimes sur les Annapurnas. Par contre, l’après-midi, repos obligatoire… pour attaquer la rude journée du lendemain et des jours suivants.(durée 02 h 00)

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14 octobre : Départ à 7h30 de Manang à 3500m pour Letdar à 4200m où nous sommes arrivés vers 12h, soit un dénivelé à la montée de 700m pour une durée de 4h30. La majeure partie du trek a été réalisée dans une immense vallée avec des vues panoramiques sur la chaîne des Annapurnas. Changement de végétation : pauvre en altitude avec des couleurs automnales. On aperçoit les premiers mouflons et yaks, en particulier sur la fin du trek. Après le déjeuner, repos bien mérité, mais qui n’a pas duré, car notre guide tenait à ce que nous fabriquions des globules rouges… A 15h30, petit trek en altitude de quelques centaines de mètres, toujours dans le souci de l’acclimatation pour éviter tout incident grave de santé. Rude journée ! Mais le grand beau temps était toujours présent, malgré un vent assez froid, avec un soleil splendide favorisant un moral d’acier. (durée 04h30)

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15 octobre : Départ à 7h30 de Letdar à 4200m pour High Camp à 4700 m où nous sommes arrivés à 10h30, soit une durée de 3h pour un dénivelé à la montée de 500m. Repos bien mérité jusqu’au déjeuner. Après ce dernier, nouveau départ à 12h30 pour effectuer une nouvelle montée de quelques heures en altitude, toujours dans le but de s’acclimater à l’altitude avant de redescendre au lodge pour passer la nuit. Notre guide avait le souci permanent d’éviter des malaises ou des accidents graves pour les participants. Pour cela, il nous a conduit pendant plusieurs centaines de mètres, sur le seul sentier qui conduit au col du Thorung. Là, par cette partielle ascension particulièrement difficile à flanc de montagne, abrupte, nous avons tous réalisé que le lendemain allait être une journée décisive. Malgré quelques appréhensions, nous nous sommes convaincus que nous arriverions à franchir ce fameux col sans incident. Après 1h30 de montée, nous avons eu droit à un repos de quelques minutes, pour reprendre un souffle normal et amorcer la descente, guère plus facile, sur des cailloux roulants. Inutile de préciser que cette journée a été éprouvante. Le guide a tenu à ce que tout le monde se couche de bonne heure, pour se lever à 3h le lendemain matin. (durée 03 h 00)

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16 octobre : Lever à 3h, départ à 4h. Après un rapide petit déjeuner, tout le groupe a quitté Highcamp à 4700m pour entamer le franchissement du Col du Thorung,
5 416m. Cette rude ascension  particulièrement pénible et éprouvante, dans la nuit, le froid et un vent glacial s’est déroulée durant 4 longues heures. Une petite halte de quelques minutes à mi-parcours pour avaler un thé chaud nous a permis de reprendre notre souffle. Tout le monde a fourni d’énormes efforts pour enfin arriver au sommet du col à 8h, soit un dénivelé de 716 m. Quelle belle récompense à tous ces efforts ! Le site est magique avec un soleil éclatant et un paysage sublime. De la joie, de l’émotion et une immense satisfaction envahit chacun des participants, pour avoir réussi, sans aucun malaise ni incident. Moi, l’homme des plaines de la Gironde, j’éprouve une profonde satisfaction. Après les poses photos au pied du monument signalant le sommet du col où flotte de multiples drapeaux de prières, il a fallu songer à la descente, et quelle descente ! Un dénivelé négatif de 1700m nous attend entre falaises et hauts sommets. La température est devenue plus clémente à partir de 10h, encore une chance. Par contre, les efforts ne sont pas terminés, car l’étape finale est à Muktinath à 3700m, qui sera atteinte vers 16h. 12h avec une coupure d’une heure pour le repas de midi, soit 11h de marche ! Inutile de préciser que nous étions tous sous l’emprise d’une très saine fatigue physique mais avec un moral d’acier. Une bonne nuit de repos et nous serons tous prêts à poursuivre. (durée totale du trek 11 h 00)

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Approche et sommet du Thorong La

 

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Et bien oui, j’ai réussi !        C’est ma victoire personnelle !

 

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Le groupe avec le guide et son père assistant en arrière-plan

 

17 octobre : Départ à 7h30 de Muktinath à 3700m pour Marpha à 2590m, soit un dénivelé à la descente de 1100m. Arrivée à 12h30 à Jomson pour le déjeuner. Nouveau départ à 14h pour Marpha où nous arrivons à 15h. Total 6h de marche dans des conditions difficiles dues à un vent violent soulevant des nuages de poussière, en particulier dans le vaste lit de la rivière partiellement à sec. De chaque côté se dressent de très hautes montagnes sauvages dénuées de végétation. Paysage minéral fantastiquement majestueux avec d’énormes falaises sculptées par l’érosion des précipitations et les vents violents.
Marpha est un très beau village de style tibétain-népalais, au fond d’une vallée et adossé à des falaises, ce qui le protège des vents dominants.
Au niveau du trek, journée assez éprouvante sur le plan physique par sa durée et les conditions atmosphériques, mais tellement magnifique par les paysages ! (durée totale 06 h 00)

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18 octobre : Comme d’habitude, départ à 7h30 de Marpha à 2590m pour Kalapani à 2500m, soit un nouveau dénivelé de seulement 90 m à la descente. Arrivée à Kalapani après 5h30 de marche. Long à très long parcours dans la vallée le long de la rivière avec la traversée  de beaux villages, forêts et champs de pommiers. Belles vues sur les monts Dhaulagiri et Annapurna I et d’autres sommets que je citerai ultérieurement,  après examen approfondi de la carte.
Journée moins éprouvante que la veille. Peu de dénivelé avec très peu de vent. (durée 05 h 30 )

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19 octobre : Départ à 7h30 de Kalapani à 2500m pour Tatopani à 1200m soit un dénivelé à la descente de 1300m pour un total de 7h de marche au lieu des 5h initialement prévues. Le guide a souhaité modifier l’itinéraire pour éviter la majeure partie du temps la piste pour les véhicules, lesquels soulèvent une poussière insupportable. Bonne initiative, car ce parcours annexe est agréable dans des forêts de résineux et de feuillus, en fond de vallées ou à flanc de montagnes.
Superbes vues sur le Dhaulagiri,  l’Annapurna I et leurs voisins.
Par contre, cet itinéraire emprunté a été assez pénible en raison de dénivelés brutaux, avec de nombreuses marches, tant à la montée qu’à la descente. Plusieurs franchissements de rivières sur les fameux ponts suspendus himalayens.
Déjeuner au bord d’une rivière avec une superbe vue sur les montagnes. Arrivée à Tatopani où nous avons pu apprécier la baignade à la fameuse source d’eau chaude. Un vrai bonheur et un sublime réconfort tant pour le physique que pour le mental. En somme, encore une journée positive dans tous les domaines avec toujours une excellente ambiance au sein du groupe. (durée 07 h 00)

 

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20 octobre A 7h départ de Tatopani à 1200m pour Ghorepani à 2800m soit un dénivelé à la montée de 1600 m pour une durée totale de 7h de marche. Rude journée…Très, très longue journée à travers les villages népalais avec les champs en terrasses. La majeure partie de l’ascension s’est effectuée sur des marches en pierre très  raides. Heureusement, de belles forêts de rhododendrons ont agrémenté ce parcours. Ici, les rhododendrons sont d’énormes arbres d’environ 10m. Certains atteignent même 15m. La floraison  se déroule vers le mois d’avril. Les montagnes en sont recouvertes.
Arrivé au sommet de Ghorepani à 15h, j’étais particulièrement fatigué avec des douleurs aux genoux. Pour être remercié de tous ces efforts, temps nuageux, aucune visibilité… (durée 07 h 00)

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21 octobre :  Départ à 7h30 de Ghorepani à 2800m sous la pluie et dans le froid pour Tadapani à 2500m via Poon Hill à 3200m, soit un dénivelé à la montée de 400m pour enchainer un dénivelé à la descente de 700m.
Mauvaise journée qui se présente au départ. Pluie et froid pour une très longue montée avec des marches pour le piton de Poon Hill. Normalement, par beau temps on peut bénéficier d’une vue de 360° sur les massifs des Annapurnas. Avec ce temps couvert, pluvieux, grisâtre, froid, nous avons quitté rapidement ce piton maudit. Nous n’avons sûrement pas assez fait tourner les moulins à prières…
Nous poursuivons notre piste pour Tadapani, avec des  montées et des descentes interminables, difficiles, abruptes sur un sol glissant, dans des forêts de rhododendrons et leurs racines qui font surface sur lesquelles on peu facilement glisser et se retrouver à leur niveau…
Nous arrivons à Tadapani à 12h, soit 4h30 de durée de marche.
Très rude journée avec aucune vue sur les massifs…

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22 octobre : Départ à 8h de Tadapani à 2500m pour Ghandrung à 1950m, soit un dénivelé à la descente de 550m. Après 4h de marche, nous arrivons à Ghandrung à 12h.  De pittoresques forêts de rhododendrons ont rendu ce parcours agréable malgré des passages garnis de belles marches en pierre. On a croisé les premières caravanes de mules chargées comme… des mules…
Superbe village de l’ethnie « gurung » avec un magnifique soleil, mais très peu de vues sur les massifs.
Enfin une journée beaucoup plus douce pour le corps et l’esprit, avec un petit pincement au cœur sur la fin imminente de ce trek. Mais le moral est au beau fixe pour tout le monde. (durée 04 h 00)

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23 octobre : Départ de Ghandrung à 7H à 1950m pour Naya Pul à 1100m soit un dénivelé à  la descente de 850m. Après 4h de marche nous arrivons à 11h à Naya Pul. Très longue descente sur des marches taillées dans la pierre. Enfin, le calme au fond de la vallée le long de la rivière, des villages et des cultures à flanc de montagne. Nombreuses rencontres de caravanes de mules. A Naya Pul, nous avons pris le bus pour Pokhara, où nous sommes arrivés après 1h30 de route. Sur place, préparation et organisation pour le départ du groupe sur Khatmandu pour la journée du 24. Un repas de fin de séjour avec tous les participants, le guide, son père et les porteurs, a clôturé ce formidable périple.
Le trek est terminé ! Quel bonheur pour moi d’avoir réussi sans aucun incident ! Réussite pour l’ensemble du groupe. Il  n’y a eu aucun problème, très bonne humeur, très bon état d’esprit… Je remercie tous les participants et assistants, ainsi que les personnes qui m’ont aidé à préparer ce trek, ma famille, tous mes amis et anonymes. Je remercie Hélène pour son aide sur les mises à jour du présent blog. Que de  merveilleux souvenirs… (durée 04 h 00)

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L’insolite…                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Bhakta et son chapeau, son père à droite.

24 Octobre : Fin du trek ! J’ai ressenti diverses émotions, certaines très intenses. Mon rêve a été concrétisé avec succès ! Je n’ai été victime d’aucun incident, ce que je craignais le plus, en particulier le « Mal Aigu des Montagnes ». Tout a été parfaitement géré par notre cher guide Bhakta qui a eu le souci permanent d’une acclimatation journalière, avec des paliers progressifs . Merci Bhakta.

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8h, c’est avec un petit pincement au cœur que j’assiste au départ de l’ensemble du groupe pour Khatmandu, où certains vont reprendre l’avion pour la France. Quand à moi, sur le trottoir… je tourne mon regard vers de nouvelles cimes, beaucoup moins hautes et très modestes.

Un repos va s’imposer, durant quelques jours. Ensuite je poursuivrai mon séjour.

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Bhakta, notre guide                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  Ram, mon  porteur

 

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Repos bien mérité pour un retraité local de 70 ans… et un autre guère plus jeune…


Les voyages nous permettent de sortir de notre quotidien, de ce carcan qui nous réconforte mais qui nous emprisonne, de s’éclipser parfois, et de faire face à notre conditionnement de toutes sortes soit-il, d’apprendre les « leçons de vie » de celles et ceux vivant dans une autre culture, pour que notre esprit s’éclaircisse…
La Vérité  peut être au bout du chemin – de Notre chemin – et des fois même devant nos yeux… Mais encore faut-il vouloir ou oser la découvrir, la voir, la regarder en face… et pour cela, se dégager de ce « brouillard » qui fausse notre vision, et ouvrir son Cœur

Bilan du trek :   220 km environ parcouru autour des Annapurnas, avec une moyenne journalière de 12 km,  pour un total de 93 heures 00 de marche sur 18 jours de trek, soit une moyenne journalière de 05 heures 15 . Aucune difficulté majeure, aucun incident, aucun malade.

 

 

NEPAL: le trek, les randonnées dans la vallée de Kathmandu, les découvertes…

C’est le samedi 24 septembre 2011 que l’aventure a commencé ! Je suis parti à la rencontre de l’aurore à Kathmandu au Népal, via Delhi en Inde. Il me tardait de découvrir ces montagnes mythiques himalayennes. Pourquoi ? Défi personnel ! Curiosité ! Découverte d’horizons lointains… Que sais-je ! Un peu de tout, mais surtout ce voyage était « archivé » dans un coin de mon imaginaire, depuis que le sommet de l’Annapurna (8091 m) a été vaincu par Maurice Herzog et Pierre Lachenal le 03 juin 1950. Ces informations avaient retenu mon attention quelques années plus tard, quand j’avais environ 12 ans. C’est vrai que j’étais curieux et attiré par tous ces « grands voyageurs de l’extrême » que je découvrais à travers mes nombreuses lectures. Ces voyageurs ont eu au moins le mérite de me faire rêver. Ce rêve, le rêve de découvrir ces sommets majestueux,  est à portée de main. Je vais tenter de vous le faire vivre, modestement mais avec sincérité. Pour moi, mon sommet à franchir, le col du Thorong Lane sera que de 5 416 mètres, largement suffisant..

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Itinéraire du Trek du 06 au 23 octobre 2011 (départ à Bhulbhule – arrivée à NayaPul)

 

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Tour des Annapurnas, lever de soleil vers le col du Thorung La

 

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Ascension vers le col du Thorong  5 416 m  (détail dans le compte rendu du Tour des Annapurnas) -  Approche du col et vue sur le sommet du Thorong La.

 

Pour cette belle aventure, après un temps d’acclimatation nécessaire (voir les articles Kathmandu et Swayambu, Patan, Kirtipur et Vie quotidienne à Kathmandu), j’avais prévu le Trek du Tour des Annapurnas (voir les articles Trek des Annapurnas, programes et cartes puis Compte-Rendu du Tour des Annapurnas, 6-23 octobre 2011) d’environ 19 jours. Mais ceux qui me connaissent bien savent que je n’avais pas envie de m’arrêter là !
J’avais effectivement pensé faire d’autres randonnées, bien plus calmes dans la région de Pokhara d’abord (voir l’article Pokhara), lieu de départ pour les Annapurnas, puis dans le parc du Téraï (voir l’article Le parc de Chitwan dans le Téraï) mais surtout découvrir la vallée de Kathmandu (voir les articles Bodnath, Pashupatinath, BhaktapurDhulikhel et Kathmandu, le retour) et plus… si possible (voir l’article Pharping) !
Voilà, j’ai fait tout ce que j’avais prévu, même le petit « plus »… Et je suis très heureux ! Mais j’avais aussi prévu que ce beau voyage pouvait s’arrêter là et il me tardait de retrouver mes proches !

 

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Aussi, à l’aurore du jeudi 1er décembre 2011, mon périple népalais s’est terminé… et mon avion a décollé pour la France. Ce retour s’accompagne de souvenirs impérissables. Il y a ceux du trek, c’était le but initial, mais également tous les autres souvenirs se rapportant aux  visites et découvertes du pays. Notamment les rencontres, surprenantes mais ô combien enrichissantes. La beauté des paysages et ses diversités. Le nombre impressionnant de sites culturels et spirituels.
Mon désir s’est réalisé sans un seul incident, ni problème de quelque nature que ce soit.
C’est grâce aux encouragements de mon épouse, de ma famille, de mes amis, notamment Dominique, fidèle supportrice depuis de nombreuses années, et de toutes mes connaissances. Je les remercie tous. Je remercie Hélène, ma fidèle assistante, pour la mise en forme, la tenue journalière et la publication des articles dans ce blog. J’ai une pensée particulière pour Bhakta, le guide et son équipe. Merci Bhakta pour ton sérieux et ta bonne humeur.
Je tiens à remercier tous les visiteurs. N’hésitez pas à m’adresser vos observations ou remarques pour corriger les éventuelles erreurs ou mauvaises interprétations. Je vous encourage vivement à tenter l’aventure du Népal, à faire vivre ces hommes et ces femmes pauvres et généreux. Si vous entreprenez le voyage, demandez l’aide d’agences et de guides népalais. En effet, le tourisme est une ressource importante pour le Népal, pays pauvre mais si beau !
Bonne visite.

Pour m’écrire : dayan1944@hotmail.fr


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Khatmandu, le retour…

Samedi 19 novembre :
Retour sur Khatmandu après quelques heures de bus. Installation à l’hôtel, repos et promenade. Journée ordinaire mais retour du soleil. Préparation d’un programme pour visiter les curiosités environnantes. Le périple n’est pas terminé, mais il reste tout de même peu de jours…

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Dimanche 20 novembre :
Sur la route vers la province du « Langtang », Kakani est un village perché à 2073m, sur une crête d’où on bénéficie d’une bonne vue sur l’Himalaya, notamment sur le massif du « Ganesh Himal ».

Au centre de ce village, le « Thai memorial Park » honore la mémoire des 113 passagers d’un avion thaïlandais qui s’est écrasé le 31 juillet 1992.
De cette crête, on domine diverses vallées notamment sur les versants Nord et Sud. Le paysage est particulièrement champêtre avec ses innombrables parcelles de terrain en terrasse. Parfois, des pans entiers de montagnes sont cultivés, dessinant de vrais damiers.
Les 24km qui sépare Khatmandu serpentent dans les massifs montagneux dans d’interminables lacets, offrant des vues époustouflantes.
Que de bonheur à déguster des « momo » et boire une tasse de thé dans une très modeste « bhojanalaya », face au décor majestueux de l’Himalaya.

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Lundi 21 novembre :
Journée de repos à Khatmandu. Matinée consacrée à la mise à jour du blog et autres activités informatiques.
Au cours de ma promenade de l’après-midi, je suis tombé sur la levée de corps d’un défunt pour ses funérailles. Dans la rue, toutes les femmes de la famille du défunt assistent  à son départ, porté sur un brancard par les hommes. Le cortège est uniquement composé d’hommes. Aucune femme n’assistera à la sépulture.
Après le départ du cortège, toutes les femmes se sont lavées les yeux avec de l’eau puis ont séché leurs larmes. La cérémonie est terminée pour elles. Situation insolite pour certains passants. Ainsi est la coutume du pays.

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22 novembre : Journée de repos.

Photos de scènes de rues et des champs .

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23 novembre :
Visite de Budhanilkantha, site hindou singularisé par une statue de 5m couchée sur un lit d’anneaux « d’Ananta », le dieu serpent à 11 têtes, qui symbolise l’éternité. Cette statue de Vishnu, sous la forme de Narayan créateur de toute vie, est allongée sur la mer cosmique,  ici au centre d’un bassin… De son nombril surgit un lotus qui donna naissance à Brahma, celui qui créa l’univers. Cette statue a été taillée dans un seul bloc de pierre noire, entre le 7ème et le 8ème siècle.
Au cours de cette visite je suis attiré par une « puja » où une famille reçoit les bénédictions  d’un prêtre hindou pour leur bébé de 2 mois. L’équivalent du baptême pour d’autres religions. Voyant que j’étais intéressé par les différentes phases de la cérémonie. les parents et le prêtre m’y ont invité. A la fin, le prêtre m’appose le « tikka » sur le front.

Qu’est ce qu’un ‘tikka » ?
C’est une marque sur le front qui symbolise la présence divine. Cette marque est composée d’une parcelle des offrandes ou »puja » qui comprend des pétales de fleurs, du riz, du rouge cumin, mélangés à de la glaise ou autre pâte adhésive pour la peau.


Qu’est-ce qu’une « puja » ?
C’est une offrande régulière aux dieux, réalisée par les hindous. Elle est à base de riz, de lait, de petites pièces de monnaie ou de pétales de fleurs, parfois des fruits et autres ingrédients culinaires. La poudre rouge est toujours présente, ainsi que la matière adhésive. Cette offrande peut se faire dans les temples ou dans la rue, sur une pierre, devant la porte  de chaque maison, mais également dans la maison, devant un temple miniature dans lequel il y a un ou plusieurs dieux, suivant la croyance.

C’est ainsi, hors des circuits touristiques, que je peux vivre en direct des situations toujours hors du commun, mais ô combien enrichissantes ! Il suffit aussi de s’asseoir à l’ombre d’un figuier de banian et d’observer. Souvent des personnes souhaitent entamer un dialogue, que je ne saurais refuser. Tout le plaisir est pour moi et pour eux aussi.

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Vishnu couché sur un lit d’anneaux « d’Ananta », le dieu serpent à 11 têtes

 

Durant ces derniers jours, depuis le jeudi 24 novembre, j’ai pu visiter de nombreux villages et sillonner la campagne. J’ai parcouru la petite vallée d’Ichangu. Les villages de Tokha et de Thankot ont retenu mon attention par la convivialité des habitants, lesquels voient très peu de touristes.
J’ai découvert un ashram perdu dans la campagne, tenu par un adepte de Sri Aurobindo. Les petites randonnées m’ont conduit au milieu de cultures vivrières en terrasses ou la moindre parcelle de terrain est entretenue avec  soin. La majorité des travaux agricoles sont effectués à la main ou avec une paire de vaches et une charrue d’un autre âge. Tous les gros travaux sont réalisés en collectivité.
Ainsi va la vie dans ce pays qui est l’un des plus pauvres de la planète

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En toute modestie,  en voyageant seul, j’ai aidé certaines personnes locales , telles que petits commerçants, restaurateurs, hôteliers, transporteurs, et d’autres anonymes, en les faisant vivre sans aucun intermédiaire.

Pharping

Lundi 14 novembre : Changement de décor avec Pharping au sud de Kathmandu où je suis arrivé à 12h. Encore un magnifique village rural « Newar » avec des demeures d’époque. Ici aussi très peu de restauration. On construit du neuf à 5 ou 6 étages. Le village et son paysage sont défigurés, dommage. Mis à part les pèlerins bouddhistes, très rares touristes. C’est agréable de flâner dans les rues  pavées où de nombreuses échoppes d’artisans et de commerçants sont ouvertes à très peu de clients. La particularité du lieu, c’est la présence d’une énorme statue de « Gurn Rinpoche » en vitrine. A côté, s’étend « L’Auspicious Pinnacle Dharma Centre Of Dzongsac », un « chorten », bâtiment tibétain qui renferme 16 énormes moulins à prières. Des tibétains âgés assis, passent leur temps à faire tourner ces moulins, certains s’endorment. Un peu plus loin, un énorme édifice que l’on pourrait apparenter à un stupa, mais qui n’en n’est pas un. Il s’agit d’un « Ralo Gompa ». A côté, l’édifice pour les prières « Le Sakyatharig Gompa ». De très nombreux monuments, temples et autres édifices sont juchés sur les collines environnantes. Mais ça, c’est pour une autre fois…

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Mardi 15 novembre : Dakshinkali est un lieu de pèlerinage hindou. C’est ici qu’un temple est dédié à ladéesse Kali, incarnation la plus sanguinaire de Parvati, l’épouse de Shiva. Comme cette déesse est assoiffée de sang, les pèlerins y sacrifient poulets, canards, chèvres et autres bestiaux, tous les mardis et plus spécialement les samedis, car c’est un jour néfaste. Une fois le sacrifice accompli, la viande est consommée soit sur place soit à la maison. Comment se déroule le sacrifice ? Un sacrificateur décapite l’un après l’autre les animaux qui lui sont présentés. Dès que la tête tombe, les fidèles récupèrent les bêtes, pour arroser de sang les bas reliefs de la Déesse. Tout le monde patauge dans le sang, pieds nus. Spectacle assez impressionnant, car on ne perçoit pas une quelconque ferveur religieuse ni émotive. Il y a chaque année au cours du mois d’octobre, des célébrations de « Dasain », le temple est inondé de sang et la statue de Kali baigne dans une flaque de sang. En somme, il faut adhérer à cette philosophie ou pratique religieuse.

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16 novembre : Aujourd’hui je décide de visiter les jardins botaniques royaux du Népal à Godavari. Ce lieu est situé à 20km de Pharping. Pour s’y rendre, il faut traverser deux vallées. Un bus me dépose au sommet d’une montagne et je pense rejoindre à pied un premier village au fond de la vallée.
1e rencontre : un habitant de passage m’indique la direction. J’aperçois bien ce village, mais au fur et à mesure de la descente, je le perds de vue.
2e rencontre : je demande mon chemin à un passant et au bout d’1h, je suis au fond de la vallée. J’aperçois le pont suspendu, traverse la rivière, puis remonte vers le village. Là, j’ai beau regarder ma carte, je ne vois pas où je suis.
3e rencontre : je demande au premier passant qui interpelle une jeune femme.
4e rencontre : le dialogue s’installe avec cette femme que j’ai du mal à suivre dans cette montée rude. Au bout de 20mn on arrive au bord d’un chemin. Un bus scolaire arrive et la femme m’invite à prendre place parmi les élèves et leurs accompagnateurs. La femme est institutrice et nous arrivons à son école. Elle me présente à son Directeur puis à sa classe. Je suis la curiosité du jour… J’ai dû prendre congé et repartir vers un autre village pour trouver un autre moyen de transport. J’ai dû redescendre une seconde vallée, retraverser la deuxième rivière puis remonter vers le village de Chapagaon. A bout de souffle, je m’arrête au premier café pour boire un thé et manger. N’ayant aucun bus pour la destination Thanggu sur l’axe Kathmandu – Godavari, je fais confiance à mes chaussures et à mes mollets.
5e rencontre : un passant marche à mes côtés et on discute. Il m’indique une piste en terre. N’ayant pas le choix au milieu de nulle part, je lui fais confiance. La campagne profonde népalaise est magnifique, surtout le matin, à l’aurore…
6e rencontre : 10mn plus tard, un bus se présente. Je lui fais signe d’arrêter. Le chauffeur hésite mais comme j’insiste, il stoppe et m’invite gracieusement à monter. Je réalise qu’il s’agit du bus privé d’étudiants du collège hospitalier. Inutile de préciser l’ambiance dans le bus. D’où je viens, où je vais, comment je m’appelle, de quel pays et encore de très nombreuses questions. Je n’ai pas vu le temps passer, ni même la campagne… Même les bonnes situations prennent fin. La mienne s’est terminée une nouvelle fois au bord de la route prévue. J’ai quitté toutes ces braves personnes après les avoir remerciées.
Avec un bus local public j’arrive enfin à Godavari. Là, déception, les jardins botaniques royaux ont disparu, comme le roi d’ailleurs…
Mais au fond, quelle belle satisfaction d’avoir pu rencontrer de nombreuses personnes différentes, mais tellement chaleureuses !

 

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Jeudi 17 novembre : Aujourd’hui, jour maussade, pas de soleil, des nuages, des brumes épaisses, de la fraîcheur. Aussi, je n’ai pu effectuer qu’une petite randonnée, non loin du village, avec la visite du site de « Shesh Narayan ». Ici se côtoient les pèlerins bouddhistes et hindous, par la présence d’un monastère, jouxtant le temple hindou. L’ensemble est encastré dans une falaise rocheuse. Il y a de très beaux bassins aux poissons sacrés. Ici pas de pollution, l’eau est parfaitement limpide et l’on y voit évoluer de belles carpes. Sur le parcours, je suis tombé ébahi devant des demeures « Newar » assez bien conservées. Malheureusement, aucune vue possible sur la campagne et les montagnes environnantes.
En somme, une journée ordinaire au milieu de la population locale et rurale.

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Vendredi 18 novembre :  Randonnée d’une dizaine de kilomètres dans la campagne pour visiter les villages ruraux de Bungamati et Khokana, typiquement « Newar ». Bien sûr, il y a des temples, comme dans tous les villages. J’ai assisté à la préparation d’une « puja » matinale. Dans les rues j’ai rencontré les habitants : sculpteurs sur bois et métal, tisserands, tailleurs, femmes filant la laine et vannant le coton, fermiers triant le riz ou stockant la paille de riz pour confectionner des nattes et autres matériels domestiques. Le regard est toujours attiré par des situations insolites.
Vers midi, j’ai déjeuné dans une « bhojanalaya ». J’ai été le centre d’intérêt pour les quelques personnes présentes, notamment pour le « restaurateur ». Aucun touriste ne pénètre dans ce genre d’établissement spartiate et peu engageant. Seul plat disponible, des « momo », 2ème plat national, avec un thé local. Quelle joie pour le tenancier quand je lui ai fait comprendre que c’était bon ! En vérité c’était excellent. Pour me remercier, il m’a offert quelques morceaux de buffles en sauce. Le dialogue s’est engagé. Comme d’habitude, d’où je viens, où je vais, comment je m’appelle, mon âge et j’en passe… Moralité, même avec la barrière de la langue, on arrive à se comprendre. Quelques mots d’anglais, un stylo, du papier et des gestes.
Encore une journée superbe, avec quelques rayons de soleil timides.

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Dhulikhel

Vendredi 11 novembre : J’ai quitté Bhaktapur pour Dhulikhel. C’est une authentique cité « Newar ». Compte tenu du contexte politique (fief des maoïstes), il n’y a aucun programme pour la conservation de leur patrimoine architectural. Certains bâtiments sont à l’abandon, surtout après le dernier tremblement de terre de cet été. Il a provoqué d’énormes fissures sur les demeures. C’est un secteur tranquille avec très peu de touristes, à part les randonneurs. Comme à Nagarkot, les vues sur l’Himalaya sont superbes. Le panorama s’étend du Lantgang Lirung, 7246m, au Durje Lakpa, 6966m. J’ai effectué une randonnée de quelques heures dans la cité , puis à l’extérieur de la ville. Les collines sont couvertes de terrains en terrasse, mais toutes les cultures ont été récoltées. C’est l’automne, les paysans préparent les terres pour le printemps. C’est vraiment le lieu idéal pour se reposer et méditer.

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Authentique demeure « Newar »

 

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A l’horizon, la chaîne de l’Himalaya.

Samedi 12 novembre : Panauti était autrefois un centre du commerce et possédait son palais royal. Aujourd’hui, c’est une ville assoupie et on est séduit par sa tranquillité. Les anciens quartiers sont situés sur une bande de terre, formée par la rencontre de deux rivières. On y découvre quelques magnifiques demeures de l’époque « Rana », restaurées avec l’aide du gouvernement français. L’une d’entre elles a retenu mon attention par sa porte cochère richement sculptée. J’ai adressé des éloges aux propriétaires qui m’ont remercié. Pour prouver leur sincérité, ils m’ont invité à déjeuner, ce qui a permis de converser durant une heure. Ils m’ont offert un repas typiquement népalais, à base de farine de maïs, de riz, de légumes cuits, d’un peu de viande en sauce et bien sûr, pour accompagner le tout, des sauces épicées. Le repas est pris exclusivement avec les doigts de la main droite. La gauche est impure.  Après un telle convivialité, nous avons échangé nos mails.
En somme, encore une journée riche en découverte relationnelle, avec la population, et architecturale.

 

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L’annexe de la mairie restaurée

 

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Une demeure parfaitement bien restaurée

Dimanche 13 novembre : Ce matin, le temps maussade m’a chassé de Dhulikhel, 1550m, pour m’envoyer faire une petite randonnée, à environ 12km du côté de Namobouddha, 1700m. Le bus local m’a déposé à proximité, puis j’ai suivi un sentier balisé pour arriver au stupa, perché sur une colline boisée. La légende raconte que l’un des bouddhas du passé rencontra une tigresse sur le point de mourir de faim, incapable de nourrir ses petits. Pris de pitié, il s’offrit en pâture. Un acte qui lui permit d’atteindre les sphères supérieures de l’existence… C’est une légende…

Sur ce site, ma simplicité habituelle à établir des contacts m’a valu une invitation par un groupe d’étudiants à boire une tasse de thé et partager des friandises. Voici un acte réel de bonté et de gentillesse, de la part de ces jeunes gens. Là aussi, nous avons conversé quelques temps. Il a fallu se quitter pour que chacun reprenne sa route. La mienne se dirigeait vers un petit village authentique, après une marche d’une heure dans la forêt. Malheureusement, je n’ai pas dû assez prier, car la pluie est arrivée ! Une chance, dans ce village un bus d’un autre âge m’attendait… J’ai saisi l’occasion. Je me suis retrouvé à Banepa où j’ai savouré un délicieux « Dal Bath », le plat national népalais. La journée s’est terminée à mon camp de base, pour la toilette, du repos et une éventuelle connexion Internet.

 

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Le thé est toujours aussi délicieux.

 

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Un bus mais pas de route, une seule piste en terre…

 

Bhaktapur

Samedi 5 novembre : Tôt ce matin, j’ai quitté Bodnath à bord des bus locaux pour rejoindre Bhaktapur, situé à une quinzaine de km de Kathmandu. Grâce à la gentillesse des chauffeurs, je n’ai eu aucune difficulté pour trouver le bon bus et la bonne station. Aucune indication en langue anglaise, il faut faire appel à son bon sens et à son intuition, mais à l’aurore tout est clair… et c’est toujours avec joie qu’une nouvelle aventure commence à l’aurore !

Bhaktapur est sûrement la plus belle ville de la vallée par son aspect traditionnel remarquable et ses rues pavées de briques rouges, comme jadis. Il s’agit d’une ancienne capitale royale du 14ème au 17ème siècle. Elle est parsemée de palais, de temples et de très belles demeures de style « Newar ». D’ailleurs Bertolucci avait choisi cette ville pour y tourner certaines scènes de son film « Little Buddha » !

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Autre façade du Palais royal

Dimanche 6 novembre : Matinée consacrée à la visite approfondie de Durbar Square, Taumadhi Tole et Tachupal Tole. Depuis le tremblement de terre de 1934 de nombreux temples ont disparu. Ceux qui demeurent sont hors du commun par leur beauté, en particulier le temple de Vatsala Durga et la cloche de Taleju, face au palais royal. Sa splendide porte d’or ne passe pas inaperçue. En face, le temple de Pashupatinath dédié à Shiva, comme la ville voisine, déjà vu. C est le plus ancien de la place. Des scènes érotiques ornent les étais de la toiture.
A Taumadhi Tole, le magnifique temple de Nyatapola possède 5 niveaux et 30 m de hauteur. Il est dédié à Siddhi Lakshmi, une incarnation sanguinaire de larnation terrible de Shiva.
Enfin, à Tachupal Tole, le temple dédié à Dattatreya, une divinité hybride où se mêlent Brhama, Vishnu et Shiva. En face, le temple consacré à Bhimsen, le dieu du commerce. Dans une ruelle, une fenêtre sculptée est ornée par un magnifique paon. Il est impossible de citer tous les autres temples de cette ville… Il y en a plusieurs dizaines pour les plus significatifs. Le quartier des potiers, des grainetiers et autres petits commerces animent de très nombreuses rues et ruelles. C’est surtout le matin où  l’on peut voir la vie quotidienne des habitants. Toilettes corporelles au pied des fontaines ou puits, lessives et autres activités de ménage… Tout ceci, au milieu des poules, canards, chèvres et bien sûr des chiens qui entament leur journée de repos après une nuit agitée, pour eux, mais aussi pour moi ! Les boules Quiès, quelle belle invention ! Bref, une saine curiosité est toujours récompensée par des scènes insolites d’un autre âge.

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Temple de Dattatreya à Tachupal Tole

 

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Palais Royal à Durbar Square

 

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Temple de Nyatapola  à Taumadhi Tole

 

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Porte d’Or du palais royal (qui n’est pas en or) à Durbar Square

 

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Cloche de Taleju à Durbar Square

 

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Temple de Vasal Turga à Durbar Square

 

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Les paysans étalent le riz dans la ville pour le séchage

Lundi 7 novembre : Visite du temple de Changu Narayan dédié à Vishnu sous la forme de Narayan, le créateur de toute vie… C’est un temple à 2 étages de style pagode. Il est gardé de tous les côtés par des statues mythiques, lions, éléphants griffons à cornes de béliers ainsi que des divinités tantriques. C’est aussi un véritable musée, abritant des sculptures de l’époque Lichavi du 4ème au 9ème siècle.  La beauté des statues et du temple l’ont fait inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est dommage que la pollution, provoquée par les fidèles, gâche passablement le site.

 

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Temple de Changu Narayan

 

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Façade arrière du temple.

Mardi 8 novembre : Miracle ! Plus un seul nuage, du soleil ! Du coup, je fais ma toilette, je m’habille et je quitte la Guest House pour me précipiter dans un bus pour Nagarkot où j’arrive vers 9h. En me dirigeant vers le point d’observation de la chaîne himalayenne, une sympathique « Bhojanalaya » me tend les bras. Je prends un petit déjeuner, face au panorama qui s’étend du Dhaulagiri à l’Ouest au Mont Everest à l’Est, en passant par le Ganesh Himal 7400 m, le Lantang Lirung 7246 m, le Shisha Pangma 8012 m, le Dorje Lokpa 6975 m et le Gauri Shankar 7146 m. Ma  brutale décision de venir à Nagarkot est véritablement bien récompensée. Pas un nuage, un ciel bleu et un soleil particulièrement lumineux sur la chaîne. Un vrai plaisir ! J’ai passé plusieurs heures à l’observatoire, situé sur un piton à 2300m au-dessus de Nagarkot.
Retour en fin de journée, toujours aussi surprenant. Un bus bondé, dans lequel des passagers étaient assis, soit sur le toit, soit sur diverses marchandises, légumes, fruits, sac d’engrais, et oui, même ici… et un lit non démonté, pendant qu’une maman donnait le sein à son bébé. Il faut aussi faire preuve de confiance au chauffeur qui a cédé le volant à son jeune assistant, au cours du trajet. Leçon gratuite de conduite…
Bref, l’aventure commence à l’aurore et peut se terminer tragiquement au crépuscule… Bouddha surveille tout son petit monde.

 

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De gauche à droite, le Shisha Pangma 8012 m, le Dorje Lokpa 6975 m et le Gauri Shankar 7146 m

 

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Le Lantang Lirung 7246 m

Mercredi 9 novembre : Dans les faubourgs de Bhaktapur, j’ai conjugué la visite du temple de Suriya Binayak, avec la splendide vue sur la chaîne himalayenne. Le cadre est tranquille, loin du bruit et de la pollution. Je n’ai pas été déçu. Le temple est dédié à Ganesh et date du 17eme siècle. En ce qui concerne la chaîne , il s’agit des mêmes sommets que l’on aperçoit à Nagarkot, sous des angles différents.

 

pb090382Temple de Suriya Binayak

 

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Bhaktapur dans la vallée et la chaîne en arrière-plan.

Jeudi 10 novembre : A quelques kilomètres de Bhaktapur, Thimi, anciennement Madhyapur était autrefois la 4ème plus grande ville de la vallée. Aujourd’hui c’est une bourgade délaissée par les touristes, ainsi que ses voisines Nagadesh et Bode. Les trois petites villes sont un grand centre de production de poteries. On y trouve les temples de Balkumari, Lokeshwar, Narayan et bien  d’autres. Au Népal, dans toutes les villes et villages, il y a toujours un très grand nombre de temples. Malheureusement ils sont très mal entretenus et c’est bien dommage. Au cours de ma promenade, j’ai assisté au travail de la poterie, au séchage du riz, à diverses « pujas » dont l’une avec le sacrifice d’un poulet, et au rituel des offrandes dans les temples.

 

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Séchage de la poterie au soleil avant la cuisson au four

Pashupatinath

Pashupatinath est un haut lieu de spiritualité hindoue situé à 4 km à l’Est de Kathmandu au bord de la Bagmati.

2 novembre : A Pashupatinath se dresse le temple hindou le plus important du Népal au bord des eaux sacrées de la Bagmati. Ce temple de style pagode date de 1696, mais c’est un lieu de culte hindou et bouddhique depuis plus longtemps que cela. L’entrée est interdite aux non-hindous. La Bagmati, bien qu’encombrée par les détritus et noire de pollution, est une rivière hautement sacrée et l’équivalent népalais de Bénarès en Inde, ou du Gange où d’ailleurs elle se jette. Les funérailles se déroulent sur les ghâts. Le corps est enveloppé d’un linceul et déposé sur un bûcher qu’un membre de la famille allume avec une simplicité déconcertante. A Pashupatinath la mort fait partie de la vie.

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Le temple au toit doré abrite un gigantesque taureau de bronze doré, monture céleste de Shiva. Les fidèles viennent y adorer Shiva-Pashupati, « Seigneur protecteur des animaux et maître du troupeau », le rassembleur des âmes.

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La rivière Bagmati et les ghâts

Le site est dominé par une colline où se dressent de nombreux sanctuaires dédiés en particulier à Shiva. Le sentier principal longe un parc de daims, où Shiva aurait folâtré sous la forme d’un daim doré… Il reste les daims et des multitudes de singes. Le site est agréable, calme et boisé par des arbres bicentenaires.

 

3 novembre : Aujourd’hui, j’ai visité le temple hindou Mahadev de Gokarna sur les bords de la Bagmati. J’ai assisté aux ablutions matinales de pèlerins, pendant que quelques hommes se faisaient raser le crâne pour offrir leurs cheveux au fleuve sacré. J’ai poursuivi ma randonnée pédestre dans les collines boisées pour rejoindre la ville de Kopan avant de revenir en bus public à  Chabahil où se dresse le 4ème plus grand stupa de la région par sa taille.

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Temple Mahadev de Gokarna construit en 1582

 

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Offrande des cheveux à la rivière sacrée

 

4 novembre : Balade à Sankhu, un ancien relais-étape des porteurs vers le Tibet. Sankhu est inchangé depuis des siècles, avec ses maisons paysannes aux encadrements de fenêtres sculptés et aux balcons en bois. Beaucoup ont très mail vieilli, d’autres sont carrément en ruines, ce qui donne un cachet poignant  au village, mais avec un tableau assez pittoresque. Encore heureux qu’à flanc de colline s’élève le temple de Vajrayogini assez bien conservé. Très belle découverte au milieu d’un bois. C’est un temple hindou à 3 étages, avec une magnifique porte dorée supportant diverses divinités. J’ai eu la chance d’assister à une puja familiale : séance de prières et d’offrandes adressées à la déesse Vajrayogini.
L’après-midi de cette journée, je me suis refait une petite santé par 30 minutes de massage après une séance de coiffure.

 

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Le village de Sankhu et ses maisons délabrées

 

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Le village de Sankhu et ses maisons délabrées

 

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Temple de Vajrayogini                                                     Célébration d’une « puja » familiale

Bodnath

Bodnath est à environ 5 km du centre de Kathmandu. C’était autrefois une importante étape sur la route commerciale  entre Lhassa (Tibet) et Kathmandu. De nombreux réfugiés tibétains ayant quitté le Tibet après 1959 y ont élu domicile. C’est l’un des rares endroits au monde où la culture tibétaine s’exprime sans entraves. Je compte rester à Bodnath 2 ou 3 jours.

31 octobre : J’ai quitté le Chitwan ce matin, en bus, pour arriver à Kathmandu vers 16h30, couvert de poussière et avec un peu mal aux reins. 7h de bus… Quel plaisir de prendre une bonne douche chaude dans une belle chambre et de bénéficier d’un bon lit ! Du coup, j’ai repris la forme…

1er novembre : Aujourd’hui j’ai quitté Kathmandu pour Bodnath, en bus local, sans aucune difficulté. Le matin, j’ai visité l’immense stupa qui attire les Tibétains mais également les Sherpas, descendants des peuples tibétains venus s’installer au Népal au 16ème siècle. De nombreux monastères qui entourent le stupa ont ouvert leurs portes aux étudiants étrangers. En fin d’après-midi, on peut voir les fidèles prier au stupa, allumer les lampes à huile, faire tourner les moulins à prière, psalmodier des mantras, acheter des objets à usage domestique, bavarder et tourner autour du stupa, dans le sens des aiguilles d’une montre (ne pas se tromper… sacrilège ou presque… des gardiens veillent à ce bon ordre).

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Le symbolisme des stupas
L’architecture d’un stupa comprend 5 parties ayant les significations suivantes :
Plate-forme : le 1er niveau de forme carrée ou à gradins symbolise la terre
Kumbha : semblable à un bol renversé, le dôme surmontant la plate-forme symbolise l’eau
Harmika :
au-dessus du dôme, une tour carrée, le plus souvent ornée sur chaque face des yeux de Bouddha, représente le feu
Flèche : au-dessus de l’Harmika, elle symbolise l’air
Ombrelle : tout en haut du stupa, protectrice, elle symbolise le vide qui s’étend au-delà de l’espace

 

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Le regard de Bouddha surveille les fidèles


Le parc de Chitwan dans le Téraï

Le Téraï est une plaine étroite bordant la partie sud du Népal, le long de la frontière indienne. Cette plaine fait à peu près 100m d’altitude alors que l’Annapurna I, sommet de plus de 8000m, n’est qu’à environ 130km à vol d’oiseau ! Le Téraï est une région agricole très peuplée. Le roi du Népal y a créé en 1973 un grand parc national, le Chitwan, (Chitawan : le « cœur de la jungle »), pour préserver les nombreuses espèces menacées dont les rhinocéros unicornes et les tigres du Bengale.

27 octobre : Je suis arrivé vers midi dans le Chitwan, à Sauraha, après 5h30 de bus dans des conditions peu ordinaires : circulation dangereuse, route abîmée par des nids d’autruche, surcharge… Pour moi c’était plutôt amusant, car j’ai déjà connu ça en Inde. Après une bonne douche et du repos, je suis parti à la découverte du lieu. Les paysages sont semblables à ceux de la vallée du Gange en Inde, avec une très bonne température humide… contraste avec la montagne.

28 octobre : Ce matin je suis allé faire un tour dans le parc avec un guide (obligatoire). J’ai aperçu des rhinocéros, quelques oiseaux, des singes, un crocodile… Mais cependant, rien de comparable avec le Kenya. Néanmoins, cela m’a fait du bien, car j’ai assisté au lever du soleil, après le beau coucher d’hier soir, comme tous les jours d’ailleurs. Ici la mousson est bien terminée. La nature est belle, la forêt magnifique et la rivière propre et limpide. La campagne est identique à celle de la vallée du Gange, avec ses petites cultures vivrières, ses petits villages et l’amabilité des habitants. Bref, un lieu reposant pour se ressourcer.

Le parc de Chitwan dans le Téraï imag0275

 

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 29 octobre : Je me suis volontairement perdu dans la campagne afin de découvrir des villages authentiques de cette région. Je n’ai pas été déçu, car je suis tombé dans un village de la communauté Tharu, très authentique par le mode de vie, de plus très accueillant. J’ai pu prendre de belles photos. Le soir, en me promenant le long d’une rivière à la tombée de la nuit, j’ai découvert un rhinocéros unicorne d’Asie qui prenait son repas. Très chouette. Puis, pour terminer la journée, en rentrant au lodge, nouveau spectacle d’une troupe de cette communauté Tharu, avec danses et chants traditionnels dans la cour d’un hôtel.
Une vraie belle journée !

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Habitations traditionnelles Tharu

 

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30 octobre : Aujourd’hui, visite d’une nurserie pour éléphants, où les mères sont surveillées avec leurs petits, pour que ces derniers puissent ensuite être utilisés pour les touristes, ou pour les travaux en forêt. Là aussi, belles photos à l’occasion de transports de sacs de riz d’une rive du fleuve jusqu’à leur campement. Au retour, j’ai flâné dans la campagne où il y a toujours un petit bar local pour manger et boire que l’on appelle ici des « Bhojanalaya ». Bien sûr, comme aucun blanc ne les fréquente, l’accueil est chaleureux et sans arrière pensée mercantile.
Que du bonheur à admirer la vie paisible de tous ces habitants !

 

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La Nurserie

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Chargement du riz

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Dans une Bhojanalaya

Demain matin je quitte le Chitwan (j’en ai fait le « tour ») pour Bodnath via Kathmandu.

Pokhara

25 octobre : Aujourd’hui, j’ai visité la proche région de Pokhara, traversé le lac en barque pour attaquer l’ascension de la colline durant une heure. Là, j’ai visité un temple Bouddhiste sur la colline qui domine le lac et la ville, mais pas de chance, il y avait un temps brumeux et des nuages sur les chaînes.

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Pagode de la Paix, construite par des moines bouddhistes d’une organisation japonaise

26 octobre : Ce matin j’ai pris un taxi pour monter à 1600m pour observer le lever du soleil sur les chaînes, en vain… brumes, nuages, froid vif… Encore un petit rhume mais tout va bien. J’ai aussi pris le bus pour aller à 25 km visiter un coin reposant avec des lacs, mais rien de folichon, à part la pollution galopante… Quelle misère  pour cette belle nature saccagée par une pollution monstrueuse provoquée par un désintérêt total de la population et des autorités !

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Lac de Pokhara

Trek du Tour des Annapurnas.Préparation-Programme et cartes.

Informations pratiques pour un trek en moyenne/haute montagne:

Partie « Administrative »
1 Passeport obligatoire et valable 6 mois après la date d’entrée au Népal.
1 Visa Népalais que l’on peut obtenir directement auprès de l’office d’immigration de l’aéroport de Kathmandu, lors de l’arrivée. Le tarif actuel  est de 25 $ pour 15 jours – 40 $ pour 1 mois – 100$ pour 90 jours (ou équivalent en €)  prévoir 1 photo.
Actuellement plus de taxe d’aéroport au départ de Kathmandu pour les vols internationaux.
Attention ! Il y a des permis spéciaux pour certaines régions du Népal ( à voir avec votre agence ou Guide)
Prévoir aussi une assurance Trekkeur pour les altitudes supérieures à 3000m en plus des assurances traditionnelles rapatriement.
Taux de change  fluctuant, approximativement 1€ = 100 Rps Népalaise – 1$ = 72 Rps.
Au niveau des hôtels, voir les principaux guides de voyage, aucun problème de logement et pour toutes les « bourses ».
Des photos d’identités pour les permis et autres (3 ou 4)

Equipement :
1 Sac à dos 70 L pour le voyage et le trek (penser aux porteurs…sac souple impératif)
1 Sac à dos 20​/30 L pour la journée et le trekkeur (attention au bon choix….)
1 paire de chaussures de trekking : tiges hautes et imperméabilité -semelles antidérapantes, à crampons et assez rigides.
1 paire de chaussures légères ou sandales pour les étapes
1 paire de bâtons de marche (à louer sur place)
1 sac de couchage (-10°c – (à louer sur place)
Des paires de chaussettes de marche et de montagne
2 pantalons de trek transformable en Shorts
Des sous vêtements en fibres techniques fines et T-shirts respirant.
1 veste Goretex doublé d’une doudoune et le pantalon pour la haute montagne.
1 ensemble t-shirts-calecons thermolactil pour la très haute montagne.
1 cape de pluie -
Gants—Bonnet & foulard pour la poussière dans les étroites vallées où le vent est violent.
Chapeau contre le soleil et la pluie
De bonnes lunettes de soleil.
1 lampe frontale avec piles et ampoules de rechange
1 ou 2 gourdes (pour 2 L minimum) légères.
1 couteau de poche multi-usages de préférence – 1 briquet
Trousse de toilette et son nécessaire
Papier hygiénique- Serviettes humidifiées – sacs plastiques pour l’étanchéité des affaires
Carnet de voyage

Trousse à Pharmacie :
-Les médicaments en cours, lors d’un suivi de traitement.
-Un antiseptique intestinal
-Du paracétamol ou aspirine
-Un anti-allergique
-De l’élastoplast-des pansements et désinfectant antiseptique
-Une crème solaire, stick pour les lèvres
-De la biafine contre les brulures et gros coups de soleil
-Une crème anti-inflammatoire
-Du Stéristrip – Une protection contre les ampoules
-Des gouttes oculaires
-Antibiotique large spectre
-Un désinfectant pour l’eau genre « micropur » (compter 4L d’eau/jour/pers.)
-Médicaments pour le rhume-maux de gorge…
-Diamox ou autre pour le mal d’altitude (attention prudence…)
-Boules Quiès (pour bien dormir…)

 

Vaccins :
Pas de vaccins obligatoires pour le Népal, mais il vaut mieux avoir les classiques à jour (tétanos-polio …
-Prévoir également : Hépatite A, B. Typhoïde.

 

Il est est prudent de rendre visite à son dentiste avant le départ, car les caries ont la facheuse habitude de se réveiller avec l’altitude.

Et aussi quelques considérations pour le Trekking :

1°) Ne pas choisir un trek de difficulté supérieure à nos moyens physiques. Il faut être raisonnable….
2°) Avoir un équipement adapté en fonction du niveau du trek, de la saison présente, de l’altitude rencontrée etc…
3°) Il faut avoir un comportement décent et une tenue vestimentaire qui ne choque pas les habitants. On se doit de respecter les personnes et tous les lieux.
4°) Ne pas exposer nos biens, ne pas gaspiller ni offrir de l’argent ni de biens de valeurs aux gens de la montagne.
5°) Inutile de préciser que l’on doit respecter l’environnement et la nature. Il est opportun de vérifier que les guides et porteurs en fassent autant.
6°) Ne pas omettre de souscrire des assurances pour le sauvetage, les recherches et le rapatriement etc….
7°) L’indispensable dans la trousse à pharmacie et des infos utiles pour les sauveteurs au niveau de nos éventuels problèmes de santé.
8°) Et le MAL d’ALTITUDE !!! élément à ne pas négliger. Possible dès 2500m, mais en général peu d’effets avant 3500m. Au dessus de cette altitude, pas + de 500m d’ascension par jour.
3 règles d’or :
a) reconnaître rapidement les symptômes si ils sont présents (ne pas hésiter en parler avec le guide)
b) si les symptômes sont évidents, ne pas monter en altitude et surtout ne pas y dormir.
 c) si les symptômes persistent ou s’aggravent à la même altitude, la redescente est une nécessité !!!
9°) Bien vérifier avec l’organisateur du trek ce qui est compris dans le tarif journalier, ce qui ne l’est pas !
10°) Pourboires : Un pourboire correct pour un guide se situe aux alentours de 10€ par participant et 15€ pour un porteur et par participant. Tout dépend de la durée du Trek, du nombre de participants et du budget de chacun, et aussi du degré de satisfaction. Libre à chacun de donner ce qu’il désire.

Voici ci-dessous un dossier test sur le MAM :
Le test qui peut vous sauver la vie ! Le mal aigu des montagnes (MAM) se traduit par différents symptômes, le plus fréquent étant les maux de tête qui cèdent très bien en général à l’aspirine ou au paracétamol, à condition de ne pas attendre que cela devienne épouvantable pour se décider à en prendre.
Le test
On peut attribuer des points aux différents symptômes possibles en fonction de leur gravité, et établir un score permettant de prendre les décisions adaptées :

  • Maux de tête – 1 point
  • Manque d’appétit ou nausées – 1 point
  • Insomnie – 1 point
  • Vertiges – 1 point
  • Maux de tête résistant à la prise d’1 g d’aspirine ou de paracétamol – 2 points
  • Vomissements – 2 points
  • Essoufflement au repos – 3 points
  • Fatigue anormale ou disproportionnée – 3 points
  • Diminution des urines – 3 points

Suivant les résultats = Conduite à tenir en fonction du score :
De 1 à 3 points : MAM léger
Aspirine ou paracétamol, selon les préférences individuelles ou d’éventuelles contre-indications à l’aspirine. Les deux sont également efficaces. Il est possible de les alterner. Sauf faible gabarit, prenez 1 g à la fois plutôt que 500 mg pour une bonne efficacité. Antinauséeux éventuellement. Poursuite de la progression si les symptômes disparaissent.

De 4 à 6 points : MAM modéré
Mêmes préconisations que précédemment. En plus : repos 24 h à la même altitude avant de continuer la progression. Éventuellement prise de Diamox (voir plus loin). Doses maximales d’antalgiques acceptables avant de se dire qu’il vaut sans doute mieux redescendre si ce n’est pas déjà fait : 3 g d’aspirine et 3 g de paracétamol.

>6 points : MAM sévère
Il est impératif de descendre afin d’éviter l’évolution vers les complications à risque vital : œdème pulmonaire ou cérébral. Descente éventuellement précédée d’un traitement en caisson

D’autres informations dans le lien suivant : http://www.trekmag.com/conseil-quels-medicaments-contre-mal-aigu-montagnes

Et maintenant à vos chaussures et bonne préparation !  bon courage !

 

AVANT MON DEPART 

Préparation- Entrainement.
Trek du Tour des Annapurnas.Préparation-Programme et cartes.  p6220086-1--150x112                                                                 p6210067-1-150x112
En raison de mon âge 67 ans, j’ai du préparer ce trek durant plusieurs mois, pour mettre toutes les chances de mon coté. Ayant la chance d’être en bonne santé, il m’a tout de même fallu un minimum d’entrainement assez soutenu. Celui-ci a débuté dès le début de l’année 2011 au sein d’un club de randonné local, complété par un entrainement individuel, le tout avec un sac à dos pesant variablement de 8 à 12 kg à chaque sortie. Pour me convaincre d’être capable de réaliser le Trek des Annapurnas, j’ai effectué un Trek d’une semaine dans les Pyrénées au cours du mois de juin. Au sein d’un groupe de 9 participants avec un guide de l’agence « La Balaguère », j’ai parcouru le circuit « Gavarnie-Ordésa » à des altitudes variants entre 1 500 m et 2 800 m. Cet entrainement dans les Pyrénées ayant été positif dans tous les domaines, je l’ai poursuivi jusqu’à la veille de mon départ fin septembre. Par précaution, je me suis soumis à quelques examens médicaux. Ceux-ci étant satisfaisants, j’étais rassuré. Seul le plus haut sommet du tour des Annapurnas à 5 416 m m’inspirait quelques inquiétudes, surtout pour le MAM (Mal Aigu des Montagnes).

Voici  mon équipement (Sacs à dos-Vêtements-Pharmacie etc…)

p9240009-150x112Voici le « Trekkeur » avec ses sacs à dos. Le plus gros (sur le dos), 70 Litres d’un poids total de 14 kg 500. Le petit (devant), 30 litres, pesant 7 Kg. Total : 21 kg 500. Pourquoi un tel « chargement » ? pour un séjour de 68 jours au Népal.
Sur place je me suis rendu compte qu’il y avait des « éléments » inutiles. Donc, s’il y a un autre séjour je réduirai ce poids, en fonction de ce qui s’est avéré indispensable.
Equipement- matériels-pharmacie etc…
Sur moi un équipement léger de randonneur, avec ma paire de chaussures de trekkin moyenne/haute montagne ( un encombrement et poids de moins dans les sacs) – téléphone portable – appareils photos-
Voici la liste de toutes mes affaires dans les sacs:
Equipement =
1 veste Trek et sa doublure – 1 pantalon de trek haute montagne – 1  paire de tongue – Poncho- 1 genoullière – 2 pantalons rando légers – 3 T-Shirts respirant – 2 maillots corps – 4 slips – 2 pulls chauds respirant  – 1 ensemble Damart Thermolactil – Gants-Bonnet-Chapeau- Chaussettes chaudes et légères- 2 chemisettes – 1 pyjama – sac à viande – 1 gant toilette – 2 serviettes toilettes – 1 foulard – 1 couverture de survie -

Matériel=
2 Gourdes – Couverts- couteau – briquet – Torche frontale- sifflet- Papier WC – Lingettes – Bâtons de marche – petite jumelles – Lunette de vue et de soleil – Lacets ( remplacement) -  Trousse de toilette allégée – Trousse à pharmacie -  Trousse documents divers et guides touristiques – sacs plastique – Carnet de voyage – Crème protection solaire et froid – plaquettes pour purifier l’eau -chargeurs pour les appareils -
Pour le sac de couchage je l’ai loué sur place à Kathmandu.

 

Voici le programme du 6 au 23 octobre 2011 :

6 : Kathmandu – Bulbule, transport en bus le long de villages et rizières
7 : Bulbule – Bahundanda, ascension de 750m à 1300m, 5h de marche en longeant la rivière Marsyangdi
8 : Bahundanda – Chiamje, de 1300 à 1450m, 4h30 entre falaises et rivières
9 : Chiamje – Bagarchap, 1450 à 2150m, 5h
10 : Bagarchap – Chame, 2150 à 2650m, 5h30 – La forêt remplace les champs en terrasses
11 : Chame – Pisang, 2650 à 3200m, 5h – Très beaux paysages alpins, la vallée s’élargit
12 : Pisang – Manang, 3200 à 3540m, 4h30
13 : Manang, journée d’acclimatation
14 : Manang – Letdar, 3500 à 4200m, 5h – Longue montée très régulière avec vue panoramique sur la chaîne des Annapurnas
15 : Letdar – High Camp, 4200 à 4700m, 4h
16 : High Camp – Col du Thorung – Muktinath, 4700 à 5416m puis descente à 3700m, 7h – Longue journée, la plus « haute », longue descente parfois raide
17 : Muktinath – Marpha, 3700 à 2590m, 6h – Paysage minéral et falaises sculptées
18 : Marpha – Kalapani, 2590 à 2500m, 5h30 – Visite de Marpha, superbe village parmi les champs de pommiers, traversées de forêts
19 : Kalapani – Tatopani, 2500 à 1200m, 5h – On retrouve les terres cultivées, sources d’eau chaude
20 : Tatopani – Ghorepani, 1200 à 2800m, 6h30 – Longue journée à travers villages et champs en terrasses, portion raide dans une forêt de rhododendrons
21 : Ghorepani – Tadapani, 2800 à 2590m via Poon Hill à 3200m, 5h30 – Depuis Poon Hill, à l’aurore, très belle vue sur les Annapurnas
22 : Tadapani – Ghandrung, 2590 à 1950m, 4h30 – Superbe village Gurung
23 : Ghandrung – Naya Pul, 1950 à 1100m, 5h, puis route sur Pokhara, hôtel
24 : Fin du trek, séparation du groupe, reprise de mon indépendance…

17 jours de marche, 210 km prévu.

Carte du Guide du routard (Source : Plan Guide Routard Népal 2010/2011) et carte du relief des Annapurnas avec le parcours du Trek autour.

Cliquer sur les cartes pour les agrandir.

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Carte de droite, en rouge, les plus hautes montagnes, AI, AII, AIII, AIV : Annapurna I (8091m), II (7937m), III (7555m), IV (7525m), et ASud : Annapurna Sud (7219m), puis B : Bahara Shikhar (7641m), G : Ganga Purna (7455m), K : Kangsar Kang (7485m) et T : Tarke Kang (7195m). En vert, le parcours à pied avec les jours d’octobre 2011, en bleu, le parcours en bus et en jaune, Pokhara, la ville la plus importante et aussi la fin du trek.

 

 

ARRIVEE AU NEPAL            Namasté-150x98Namasté (Bonjour en Népalais)

Arrivée au Népal le 25 septembre. Départ du trek pour les Annapurnas le 06 octobre. Cette dizaine de jours a été consacrée à une bonne acclimatation (Kathmandu à 1 200 m d’altitude), par des randonnées, des visites, des détentes etc…afin d’être en excellente condition physique pour le 6.

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Sur les hauteurs de Kathmandu et sentiers pour l’entrainement.    Dernière mise au point avant le départ du Trek
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Le voyageur savourant du thé masala (décoction d’épices avec du lait et du thé) dans un café local (hors touristes)  à  Kathmandu avant son départ pour le Trek.              Amitiés et bonne santé à tous !                              Prenez soin de vous !

 

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