Khatmandu, le retour…

Samedi 19 novembre :
Retour sur Khatmandu après quelques heures de bus. Installation à l’hôtel, repos et promenade. Journée ordinaire mais retour du soleil. Préparation d’un programme pour visiter les curiosités environnantes. Le périple n’est pas terminé, mais il reste tout de même peu de jours…

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Dimanche 20 novembre :
Sur la route vers la province du « Langtang », Kakani est un village perché à 2073m, sur une crête d’où on bénéficie d’une bonne vue sur l’Himalaya, notamment sur le massif du « Ganesh Himal ».

Au centre de ce village, le « Thai memorial Park » honore la mémoire des 113 passagers d’un avion thaïlandais qui s’est écrasé le 31 juillet 1992.
De cette crête, on domine diverses vallées notamment sur les versants Nord et Sud. Le paysage est particulièrement champêtre avec ses innombrables parcelles de terrain en terrasse. Parfois, des pans entiers de montagnes sont cultivés, dessinant de vrais damiers.
Les 24km qui sépare Khatmandu serpentent dans les massifs montagneux dans d’interminables lacets, offrant des vues époustouflantes.
Que de bonheur à déguster des « momo » et boire une tasse de thé dans une très modeste « bhojanalaya », face au décor majestueux de l’Himalaya.

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Lundi 21 novembre :
Journée de repos à Khatmandu. Matinée consacrée à la mise à jour du blog et autres activités informatiques.
Au cours de ma promenade de l’après-midi, je suis tombé sur la levée de corps d’un défunt pour ses funérailles. Dans la rue, toutes les femmes de la famille du défunt assistent  à son départ, porté sur un brancard par les hommes. Le cortège est uniquement composé d’hommes. Aucune femme n’assistera à la sépulture.
Après le départ du cortège, toutes les femmes se sont lavées les yeux avec de l’eau puis ont séché leurs larmes. La cérémonie est terminée pour elles. Situation insolite pour certains passants. Ainsi est la coutume du pays.

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22 novembre : Journée de repos.

Photos de scènes de rues et des champs .

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23 novembre :
Visite de Budhanilkantha, site hindou singularisé par une statue de 5m couchée sur un lit d’anneaux « d’Ananta », le dieu serpent à 11 têtes, qui symbolise l’éternité. Cette statue de Vishnu, sous la forme de Narayan créateur de toute vie, est allongée sur la mer cosmique,  ici au centre d’un bassin… De son nombril surgit un lotus qui donna naissance à Brahma, celui qui créa l’univers. Cette statue a été taillée dans un seul bloc de pierre noire, entre le 7ème et le 8ème siècle.
Au cours de cette visite je suis attiré par une « puja » où une famille reçoit les bénédictions  d’un prêtre hindou pour leur bébé de 2 mois. L’équivalent du baptême pour d’autres religions. Voyant que j’étais intéressé par les différentes phases de la cérémonie. les parents et le prêtre m’y ont invité. A la fin, le prêtre m’appose le « tikka » sur le front.

Qu’est ce qu’un ‘tikka » ?
C’est une marque sur le front qui symbolise la présence divine. Cette marque est composée d’une parcelle des offrandes ou »puja » qui comprend des pétales de fleurs, du riz, du rouge cumin, mélangés à de la glaise ou autre pâte adhésive pour la peau.


Qu’est-ce qu’une « puja » ?
C’est une offrande régulière aux dieux, réalisée par les hindous. Elle est à base de riz, de lait, de petites pièces de monnaie ou de pétales de fleurs, parfois des fruits et autres ingrédients culinaires. La poudre rouge est toujours présente, ainsi que la matière adhésive. Cette offrande peut se faire dans les temples ou dans la rue, sur une pierre, devant la porte  de chaque maison, mais également dans la maison, devant un temple miniature dans lequel il y a un ou plusieurs dieux, suivant la croyance.

C’est ainsi, hors des circuits touristiques, que je peux vivre en direct des situations toujours hors du commun, mais ô combien enrichissantes ! Il suffit aussi de s’asseoir à l’ombre d’un figuier de banian et d’observer. Souvent des personnes souhaitent entamer un dialogue, que je ne saurais refuser. Tout le plaisir est pour moi et pour eux aussi.

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Vishnu couché sur un lit d’anneaux « d’Ananta », le dieu serpent à 11 têtes

 

Durant ces derniers jours, depuis le jeudi 24 novembre, j’ai pu visiter de nombreux villages et sillonner la campagne. J’ai parcouru la petite vallée d’Ichangu. Les villages de Tokha et de Thankot ont retenu mon attention par la convivialité des habitants, lesquels voient très peu de touristes.
J’ai découvert un ashram perdu dans la campagne, tenu par un adepte de Sri Aurobindo. Les petites randonnées m’ont conduit au milieu de cultures vivrières en terrasses ou la moindre parcelle de terrain est entretenue avec  soin. La majorité des travaux agricoles sont effectués à la main ou avec une paire de vaches et une charrue d’un autre âge. Tous les gros travaux sont réalisés en collectivité.
Ainsi va la vie dans ce pays qui est l’un des plus pauvres de la planète

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En toute modestie,  en voyageant seul, j’ai aidé certaines personnes locales , telles que petits commerçants, restaurateurs, hôteliers, transporteurs, et d’autres anonymes, en les faisant vivre sans aucun intermédiaire.


Archive pour novembre, 2011

Pharping

Lundi 14 novembre : Changement de décor avec Pharping au sud de Kathmandu où je suis arrivé à 12h. Encore un magnifique village rural « Newar » avec des demeures d’époque. Ici aussi très peu de restauration. On construit du neuf à 5 ou 6 étages. Le village et son paysage sont défigurés, dommage. Mis à part les pèlerins bouddhistes, très rares touristes. C’est agréable de flâner dans les rues  pavées où de nombreuses échoppes d’artisans et de commerçants sont ouvertes à très peu de clients. La particularité du lieu, c’est la présence d’une énorme statue de « Gurn Rinpoche » en vitrine. A côté, s’étend « L’Auspicious Pinnacle Dharma Centre Of Dzongsac », un « chorten », bâtiment tibétain qui renferme 16 énormes moulins à prières. Des tibétains âgés assis, passent leur temps à faire tourner ces moulins, certains s’endorment. Un peu plus loin, un énorme édifice que l’on pourrait apparenter à un stupa, mais qui n’en n’est pas un. Il s’agit d’un « Ralo Gompa ». A côté, l’édifice pour les prières « Le Sakyatharig Gompa ». De très nombreux monuments, temples et autres édifices sont juchés sur les collines environnantes. Mais ça, c’est pour une autre fois…

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Mardi 15 novembre : Dakshinkali est un lieu de pèlerinage hindou. C’est ici qu’un temple est dédié à ladéesse Kali, incarnation la plus sanguinaire de Parvati, l’épouse de Shiva. Comme cette déesse est assoiffée de sang, les pèlerins y sacrifient poulets, canards, chèvres et autres bestiaux, tous les mardis et plus spécialement les samedis, car c’est un jour néfaste. Une fois le sacrifice accompli, la viande est consommée soit sur place soit à la maison. Comment se déroule le sacrifice ? Un sacrificateur décapite l’un après l’autre les animaux qui lui sont présentés. Dès que la tête tombe, les fidèles récupèrent les bêtes, pour arroser de sang les bas reliefs de la Déesse. Tout le monde patauge dans le sang, pieds nus. Spectacle assez impressionnant, car on ne perçoit pas une quelconque ferveur religieuse ni émotive. Il y a chaque année au cours du mois d’octobre, des célébrations de « Dasain », le temple est inondé de sang et la statue de Kali baigne dans une flaque de sang. En somme, il faut adhérer à cette philosophie ou pratique religieuse.

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16 novembre : Aujourd’hui je décide de visiter les jardins botaniques royaux du Népal à Godavari. Ce lieu est situé à 20km de Pharping. Pour s’y rendre, il faut traverser deux vallées. Un bus me dépose au sommet d’une montagne et je pense rejoindre à pied un premier village au fond de la vallée.
1e rencontre : un habitant de passage m’indique la direction. J’aperçois bien ce village, mais au fur et à mesure de la descente, je le perds de vue.
2e rencontre : je demande mon chemin à un passant et au bout d’1h, je suis au fond de la vallée. J’aperçois le pont suspendu, traverse la rivière, puis remonte vers le village. Là, j’ai beau regarder ma carte, je ne vois pas où je suis.
3e rencontre : je demande au premier passant qui interpelle une jeune femme.
4e rencontre : le dialogue s’installe avec cette femme que j’ai du mal à suivre dans cette montée rude. Au bout de 20mn on arrive au bord d’un chemin. Un bus scolaire arrive et la femme m’invite à prendre place parmi les élèves et leurs accompagnateurs. La femme est institutrice et nous arrivons à son école. Elle me présente à son Directeur puis à sa classe. Je suis la curiosité du jour… J’ai dû prendre congé et repartir vers un autre village pour trouver un autre moyen de transport. J’ai dû redescendre une seconde vallée, retraverser la deuxième rivière puis remonter vers le village de Chapagaon. A bout de souffle, je m’arrête au premier café pour boire un thé et manger. N’ayant aucun bus pour la destination Thanggu sur l’axe Kathmandu – Godavari, je fais confiance à mes chaussures et à mes mollets.
5e rencontre : un passant marche à mes côtés et on discute. Il m’indique une piste en terre. N’ayant pas le choix au milieu de nulle part, je lui fais confiance. La campagne profonde népalaise est magnifique, surtout le matin, à l’aurore…
6e rencontre : 10mn plus tard, un bus se présente. Je lui fais signe d’arrêter. Le chauffeur hésite mais comme j’insiste, il stoppe et m’invite gracieusement à monter. Je réalise qu’il s’agit du bus privé d’étudiants du collège hospitalier. Inutile de préciser l’ambiance dans le bus. D’où je viens, où je vais, comment je m’appelle, de quel pays et encore de très nombreuses questions. Je n’ai pas vu le temps passer, ni même la campagne… Même les bonnes situations prennent fin. La mienne s’est terminée une nouvelle fois au bord de la route prévue. J’ai quitté toutes ces braves personnes après les avoir remerciées.
Avec un bus local public j’arrive enfin à Godavari. Là, déception, les jardins botaniques royaux ont disparu, comme le roi d’ailleurs…
Mais au fond, quelle belle satisfaction d’avoir pu rencontrer de nombreuses personnes différentes, mais tellement chaleureuses !

 

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Jeudi 17 novembre : Aujourd’hui, jour maussade, pas de soleil, des nuages, des brumes épaisses, de la fraîcheur. Aussi, je n’ai pu effectuer qu’une petite randonnée, non loin du village, avec la visite du site de « Shesh Narayan ». Ici se côtoient les pèlerins bouddhistes et hindous, par la présence d’un monastère, jouxtant le temple hindou. L’ensemble est encastré dans une falaise rocheuse. Il y a de très beaux bassins aux poissons sacrés. Ici pas de pollution, l’eau est parfaitement limpide et l’on y voit évoluer de belles carpes. Sur le parcours, je suis tombé ébahi devant des demeures « Newar » assez bien conservées. Malheureusement, aucune vue possible sur la campagne et les montagnes environnantes.
En somme, une journée ordinaire au milieu de la population locale et rurale.

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Vendredi 18 novembre :  Randonnée d’une dizaine de kilomètres dans la campagne pour visiter les villages ruraux de Bungamati et Khokana, typiquement « Newar ». Bien sûr, il y a des temples, comme dans tous les villages. J’ai assisté à la préparation d’une « puja » matinale. Dans les rues j’ai rencontré les habitants : sculpteurs sur bois et métal, tisserands, tailleurs, femmes filant la laine et vannant le coton, fermiers triant le riz ou stockant la paille de riz pour confectionner des nattes et autres matériels domestiques. Le regard est toujours attiré par des situations insolites.
Vers midi, j’ai déjeuné dans une « bhojanalaya ». J’ai été le centre d’intérêt pour les quelques personnes présentes, notamment pour le « restaurateur ». Aucun touriste ne pénètre dans ce genre d’établissement spartiate et peu engageant. Seul plat disponible, des « momo », 2ème plat national, avec un thé local. Quelle joie pour le tenancier quand je lui ai fait comprendre que c’était bon ! En vérité c’était excellent. Pour me remercier, il m’a offert quelques morceaux de buffles en sauce. Le dialogue s’est engagé. Comme d’habitude, d’où je viens, où je vais, comment je m’appelle, mon âge et j’en passe… Moralité, même avec la barrière de la langue, on arrive à se comprendre. Quelques mots d’anglais, un stylo, du papier et des gestes.
Encore une journée superbe, avec quelques rayons de soleil timides.

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Dhulikhel

Vendredi 11 novembre : J’ai quitté Bhaktapur pour Dhulikhel. C’est une authentique cité « Newar ». Compte tenu du contexte politique (fief des maoïstes), il n’y a aucun programme pour la conservation de leur patrimoine architectural. Certains bâtiments sont à l’abandon, surtout après le dernier tremblement de terre de cet été. Il a provoqué d’énormes fissures sur les demeures. C’est un secteur tranquille avec très peu de touristes, à part les randonneurs. Comme à Nagarkot, les vues sur l’Himalaya sont superbes. Le panorama s’étend du Lantgang Lirung, 7246m, au Durje Lakpa, 6966m. J’ai effectué une randonnée de quelques heures dans la cité , puis à l’extérieur de la ville. Les collines sont couvertes de terrains en terrasse, mais toutes les cultures ont été récoltées. C’est l’automne, les paysans préparent les terres pour le printemps. C’est vraiment le lieu idéal pour se reposer et méditer.

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Authentique demeure « Newar »

 

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A l’horizon, la chaîne de l’Himalaya.

Samedi 12 novembre : Panauti était autrefois un centre du commerce et possédait son palais royal. Aujourd’hui, c’est une ville assoupie et on est séduit par sa tranquillité. Les anciens quartiers sont situés sur une bande de terre, formée par la rencontre de deux rivières. On y découvre quelques magnifiques demeures de l’époque « Rana », restaurées avec l’aide du gouvernement français. L’une d’entre elles a retenu mon attention par sa porte cochère richement sculptée. J’ai adressé des éloges aux propriétaires qui m’ont remercié. Pour prouver leur sincérité, ils m’ont invité à déjeuner, ce qui a permis de converser durant une heure. Ils m’ont offert un repas typiquement népalais, à base de farine de maïs, de riz, de légumes cuits, d’un peu de viande en sauce et bien sûr, pour accompagner le tout, des sauces épicées. Le repas est pris exclusivement avec les doigts de la main droite. La gauche est impure.  Après un telle convivialité, nous avons échangé nos mails.
En somme, encore une journée riche en découverte relationnelle, avec la population, et architecturale.

 

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L’annexe de la mairie restaurée

 

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Une demeure parfaitement bien restaurée

Dimanche 13 novembre : Ce matin, le temps maussade m’a chassé de Dhulikhel, 1550m, pour m’envoyer faire une petite randonnée, à environ 12km du côté de Namobouddha, 1700m. Le bus local m’a déposé à proximité, puis j’ai suivi un sentier balisé pour arriver au stupa, perché sur une colline boisée. La légende raconte que l’un des bouddhas du passé rencontra une tigresse sur le point de mourir de faim, incapable de nourrir ses petits. Pris de pitié, il s’offrit en pâture. Un acte qui lui permit d’atteindre les sphères supérieures de l’existence… C’est une légende…

Sur ce site, ma simplicité habituelle à établir des contacts m’a valu une invitation par un groupe d’étudiants à boire une tasse de thé et partager des friandises. Voici un acte réel de bonté et de gentillesse, de la part de ces jeunes gens. Là aussi, nous avons conversé quelques temps. Il a fallu se quitter pour que chacun reprenne sa route. La mienne se dirigeait vers un petit village authentique, après une marche d’une heure dans la forêt. Malheureusement, je n’ai pas dû assez prier, car la pluie est arrivée ! Une chance, dans ce village un bus d’un autre âge m’attendait… J’ai saisi l’occasion. Je me suis retrouvé à Banepa où j’ai savouré un délicieux « Dal Bath », le plat national népalais. La journée s’est terminée à mon camp de base, pour la toilette, du repos et une éventuelle connexion Internet.

 

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Le thé est toujours aussi délicieux.

 

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Un bus mais pas de route, une seule piste en terre…

 

Bhaktapur

Samedi 5 novembre : Tôt ce matin, j’ai quitté Bodnath à bord des bus locaux pour rejoindre Bhaktapur, situé à une quinzaine de km de Kathmandu. Grâce à la gentillesse des chauffeurs, je n’ai eu aucune difficulté pour trouver le bon bus et la bonne station. Aucune indication en langue anglaise, il faut faire appel à son bon sens et à son intuition, mais à l’aurore tout est clair… et c’est toujours avec joie qu’une nouvelle aventure commence à l’aurore !

Bhaktapur est sûrement la plus belle ville de la vallée par son aspect traditionnel remarquable et ses rues pavées de briques rouges, comme jadis. Il s’agit d’une ancienne capitale royale du 14ème au 17ème siècle. Elle est parsemée de palais, de temples et de très belles demeures de style « Newar ». D’ailleurs Bertolucci avait choisi cette ville pour y tourner certaines scènes de son film « Little Buddha » !

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Autre façade du Palais royal

Dimanche 6 novembre : Matinée consacrée à la visite approfondie de Durbar Square, Taumadhi Tole et Tachupal Tole. Depuis le tremblement de terre de 1934 de nombreux temples ont disparu. Ceux qui demeurent sont hors du commun par leur beauté, en particulier le temple de Vatsala Durga et la cloche de Taleju, face au palais royal. Sa splendide porte d’or ne passe pas inaperçue. En face, le temple de Pashupatinath dédié à Shiva, comme la ville voisine, déjà vu. C est le plus ancien de la place. Des scènes érotiques ornent les étais de la toiture.
A Taumadhi Tole, le magnifique temple de Nyatapola possède 5 niveaux et 30 m de hauteur. Il est dédié à Siddhi Lakshmi, une incarnation sanguinaire de larnation terrible de Shiva.
Enfin, à Tachupal Tole, le temple dédié à Dattatreya, une divinité hybride où se mêlent Brhama, Vishnu et Shiva. En face, le temple consacré à Bhimsen, le dieu du commerce. Dans une ruelle, une fenêtre sculptée est ornée par un magnifique paon. Il est impossible de citer tous les autres temples de cette ville… Il y en a plusieurs dizaines pour les plus significatifs. Le quartier des potiers, des grainetiers et autres petits commerces animent de très nombreuses rues et ruelles. C’est surtout le matin où  l’on peut voir la vie quotidienne des habitants. Toilettes corporelles au pied des fontaines ou puits, lessives et autres activités de ménage… Tout ceci, au milieu des poules, canards, chèvres et bien sûr des chiens qui entament leur journée de repos après une nuit agitée, pour eux, mais aussi pour moi ! Les boules Quiès, quelle belle invention ! Bref, une saine curiosité est toujours récompensée par des scènes insolites d’un autre âge.

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Temple de Dattatreya à Tachupal Tole

 

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Palais Royal à Durbar Square

 

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Temple de Nyatapola  à Taumadhi Tole

 

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Porte d’Or du palais royal (qui n’est pas en or) à Durbar Square

 

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Cloche de Taleju à Durbar Square

 

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Temple de Vasal Turga à Durbar Square

 

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Les paysans étalent le riz dans la ville pour le séchage

Lundi 7 novembre : Visite du temple de Changu Narayan dédié à Vishnu sous la forme de Narayan, le créateur de toute vie… C’est un temple à 2 étages de style pagode. Il est gardé de tous les côtés par des statues mythiques, lions, éléphants griffons à cornes de béliers ainsi que des divinités tantriques. C’est aussi un véritable musée, abritant des sculptures de l’époque Lichavi du 4ème au 9ème siècle.  La beauté des statues et du temple l’ont fait inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est dommage que la pollution, provoquée par les fidèles, gâche passablement le site.

 

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Temple de Changu Narayan

 

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Façade arrière du temple.

Mardi 8 novembre : Miracle ! Plus un seul nuage, du soleil ! Du coup, je fais ma toilette, je m’habille et je quitte la Guest House pour me précipiter dans un bus pour Nagarkot où j’arrive vers 9h. En me dirigeant vers le point d’observation de la chaîne himalayenne, une sympathique « Bhojanalaya » me tend les bras. Je prends un petit déjeuner, face au panorama qui s’étend du Dhaulagiri à l’Ouest au Mont Everest à l’Est, en passant par le Ganesh Himal 7400 m, le Lantang Lirung 7246 m, le Shisha Pangma 8012 m, le Dorje Lokpa 6975 m et le Gauri Shankar 7146 m. Ma  brutale décision de venir à Nagarkot est véritablement bien récompensée. Pas un nuage, un ciel bleu et un soleil particulièrement lumineux sur la chaîne. Un vrai plaisir ! J’ai passé plusieurs heures à l’observatoire, situé sur un piton à 2300m au-dessus de Nagarkot.
Retour en fin de journée, toujours aussi surprenant. Un bus bondé, dans lequel des passagers étaient assis, soit sur le toit, soit sur diverses marchandises, légumes, fruits, sac d’engrais, et oui, même ici… et un lit non démonté, pendant qu’une maman donnait le sein à son bébé. Il faut aussi faire preuve de confiance au chauffeur qui a cédé le volant à son jeune assistant, au cours du trajet. Leçon gratuite de conduite…
Bref, l’aventure commence à l’aurore et peut se terminer tragiquement au crépuscule… Bouddha surveille tout son petit monde.

 

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De gauche à droite, le Shisha Pangma 8012 m, le Dorje Lokpa 6975 m et le Gauri Shankar 7146 m

 

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Le Lantang Lirung 7246 m

Mercredi 9 novembre : Dans les faubourgs de Bhaktapur, j’ai conjugué la visite du temple de Suriya Binayak, avec la splendide vue sur la chaîne himalayenne. Le cadre est tranquille, loin du bruit et de la pollution. Je n’ai pas été déçu. Le temple est dédié à Ganesh et date du 17eme siècle. En ce qui concerne la chaîne , il s’agit des mêmes sommets que l’on aperçoit à Nagarkot, sous des angles différents.

 

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Bhaktapur dans la vallée et la chaîne en arrière-plan.

Jeudi 10 novembre : A quelques kilomètres de Bhaktapur, Thimi, anciennement Madhyapur était autrefois la 4ème plus grande ville de la vallée. Aujourd’hui c’est une bourgade délaissée par les touristes, ainsi que ses voisines Nagadesh et Bode. Les trois petites villes sont un grand centre de production de poteries. On y trouve les temples de Balkumari, Lokeshwar, Narayan et bien  d’autres. Au Népal, dans toutes les villes et villages, il y a toujours un très grand nombre de temples. Malheureusement ils sont très mal entretenus et c’est bien dommage. Au cours de ma promenade, j’ai assisté au travail de la poterie, au séchage du riz, à diverses « pujas » dont l’une avec le sacrifice d’un poulet, et au rituel des offrandes dans les temples.

 

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Séchage de la poterie au soleil avant la cuisson au four

Pashupatinath

Pashupatinath est un haut lieu de spiritualité hindoue situé à 4 km à l’Est de Kathmandu au bord de la Bagmati.

2 novembre : A Pashupatinath se dresse le temple hindou le plus important du Népal au bord des eaux sacrées de la Bagmati. Ce temple de style pagode date de 1696, mais c’est un lieu de culte hindou et bouddhique depuis plus longtemps que cela. L’entrée est interdite aux non-hindous. La Bagmati, bien qu’encombrée par les détritus et noire de pollution, est une rivière hautement sacrée et l’équivalent népalais de Bénarès en Inde, ou du Gange où d’ailleurs elle se jette. Les funérailles se déroulent sur les ghâts. Le corps est enveloppé d’un linceul et déposé sur un bûcher qu’un membre de la famille allume avec une simplicité déconcertante. A Pashupatinath la mort fait partie de la vie.

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Le temple au toit doré abrite un gigantesque taureau de bronze doré, monture céleste de Shiva. Les fidèles viennent y adorer Shiva-Pashupati, « Seigneur protecteur des animaux et maître du troupeau », le rassembleur des âmes.

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La rivière Bagmati et les ghâts

Le site est dominé par une colline où se dressent de nombreux sanctuaires dédiés en particulier à Shiva. Le sentier principal longe un parc de daims, où Shiva aurait folâtré sous la forme d’un daim doré… Il reste les daims et des multitudes de singes. Le site est agréable, calme et boisé par des arbres bicentenaires.

 

3 novembre : Aujourd’hui, j’ai visité le temple hindou Mahadev de Gokarna sur les bords de la Bagmati. J’ai assisté aux ablutions matinales de pèlerins, pendant que quelques hommes se faisaient raser le crâne pour offrir leurs cheveux au fleuve sacré. J’ai poursuivi ma randonnée pédestre dans les collines boisées pour rejoindre la ville de Kopan avant de revenir en bus public à  Chabahil où se dresse le 4ème plus grand stupa de la région par sa taille.

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Temple Mahadev de Gokarna construit en 1582

 

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Offrande des cheveux à la rivière sacrée

 

4 novembre : Balade à Sankhu, un ancien relais-étape des porteurs vers le Tibet. Sankhu est inchangé depuis des siècles, avec ses maisons paysannes aux encadrements de fenêtres sculptés et aux balcons en bois. Beaucoup ont très mail vieilli, d’autres sont carrément en ruines, ce qui donne un cachet poignant  au village, mais avec un tableau assez pittoresque. Encore heureux qu’à flanc de colline s’élève le temple de Vajrayogini assez bien conservé. Très belle découverte au milieu d’un bois. C’est un temple hindou à 3 étages, avec une magnifique porte dorée supportant diverses divinités. J’ai eu la chance d’assister à une puja familiale : séance de prières et d’offrandes adressées à la déesse Vajrayogini.
L’après-midi de cette journée, je me suis refait une petite santé par 30 minutes de massage après une séance de coiffure.

 

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Le village de Sankhu et ses maisons délabrées

 

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Le village de Sankhu et ses maisons délabrées

 

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Temple de Vajrayogini                                                     Célébration d’une « puja » familiale

Bodnath

Bodnath est à environ 5 km du centre de Kathmandu. C’était autrefois une importante étape sur la route commerciale  entre Lhassa (Tibet) et Kathmandu. De nombreux réfugiés tibétains ayant quitté le Tibet après 1959 y ont élu domicile. C’est l’un des rares endroits au monde où la culture tibétaine s’exprime sans entraves. Je compte rester à Bodnath 2 ou 3 jours.

31 octobre : J’ai quitté le Chitwan ce matin, en bus, pour arriver à Kathmandu vers 16h30, couvert de poussière et avec un peu mal aux reins. 7h de bus… Quel plaisir de prendre une bonne douche chaude dans une belle chambre et de bénéficier d’un bon lit ! Du coup, j’ai repris la forme…

1er novembre : Aujourd’hui j’ai quitté Kathmandu pour Bodnath, en bus local, sans aucune difficulté. Le matin, j’ai visité l’immense stupa qui attire les Tibétains mais également les Sherpas, descendants des peuples tibétains venus s’installer au Népal au 16ème siècle. De nombreux monastères qui entourent le stupa ont ouvert leurs portes aux étudiants étrangers. En fin d’après-midi, on peut voir les fidèles prier au stupa, allumer les lampes à huile, faire tourner les moulins à prière, psalmodier des mantras, acheter des objets à usage domestique, bavarder et tourner autour du stupa, dans le sens des aiguilles d’une montre (ne pas se tromper… sacrilège ou presque… des gardiens veillent à ce bon ordre).

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Le symbolisme des stupas
L’architecture d’un stupa comprend 5 parties ayant les significations suivantes :
Plate-forme : le 1er niveau de forme carrée ou à gradins symbolise la terre
Kumbha : semblable à un bol renversé, le dôme surmontant la plate-forme symbolise l’eau
Harmika :
au-dessus du dôme, une tour carrée, le plus souvent ornée sur chaque face des yeux de Bouddha, représente le feu
Flèche : au-dessus de l’Harmika, elle symbolise l’air
Ombrelle : tout en haut du stupa, protectrice, elle symbolise le vide qui s’étend au-delà de l’espace

 

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Le regard de Bouddha surveille les fidèles


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